Février 2008
Tempêtes politiques et surtout naturelles mais catastrophiques imprévues et, bien sûr, toujours inattendues, nostalgie des années noires de la guerre des années 80 avec la résurrection des foyers de tension, surtout le soir avec retour des anciennes lignes de démarcation à Beyrouth : tel est le lourd bilan de ce mois de février 2008, pourtant si court.
Même le plan adopté par les forces armées séparant l’est de l’ouest de la capitale durant les démonstrations du 14 Février ont étouffé le cœur de cette ville et ont fait revivre aux Beyrouthins, avec les barbelés dressés, ces nuits sombres où il fallait s’infiltrer pour arriver à son domicile.
Sur le plan politique, nos ténors ont excellé. Pour chaque clan, sa propre philosophie. Le président Berry lance le slogan de l’entente Syrie-Arabie saoudite pour résoudre l’énigme libanaise. Saad Hariri ne tardera pas à répondre qu’il faudra adopter le seul slogan libanais-libanais. Quant à Walid Joumblatt, il veut à tout prix divorcer si aucune solution n’est envisagée. Enfin, un nouveau syndrome ou complexe, ressemblant à celui de Hegel, apparaît. Il est créé par le général Aoun, qui déclare qu’il existe actuellement une « obsession » tournant autour de sa personne dans les médias, mais également parmi les hommes politiques qui se sentent constamment obligés de le critiquer. En bref, l’onde de choc de ces discours politiques, et surtout le tout dernier du Hezbollah, propagée avec une fulgurance inouïe, ont laissé plus de traces que les deux tremblements de terre qui ont perturbé le réseau cellulaire et l’Internet.
Enfin, l’ultime espoir des Libanais résidait dans le retour d’un, Amr Moussa. Malheureusement pour ce dernier et pour nous, à chaque nouvelle mission, un pays arabe invitait ses ressortissants à ne pas se rendre au Liban. Merci pour cet excès de gentillesse.
Antoine SABBAGHA
Tempêtes politiques et surtout naturelles mais catastrophiques imprévues et, bien sûr, toujours inattendues, nostalgie des années noires de la guerre des années 80 avec la résurrection des foyers de tension, surtout le soir avec retour des anciennes lignes de démarcation à Beyrouth : tel est le lourd bilan de ce mois de février 2008, pourtant si court.
Même le plan adopté par les forces armées séparant l’est de l’ouest de la capitale durant les démonstrations du 14 Février ont étouffé le cœur de cette ville et ont fait revivre aux Beyrouthins, avec les barbelés dressés, ces nuits sombres où il fallait s’infiltrer pour arriver à son domicile.
Sur le plan politique, nos ténors ont excellé. Pour chaque clan, sa propre philosophie. Le président Berry lance le slogan de l’entente...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.