L’armée israélienne sur le qui-vive à la frontière avec le Liban
le 29 février 2008 à 00h00
Moteur grondant à plein régime, un char israélien Merkava, 60 tonnes, se lance en direction d’un groupe de silhouettes suspectes qu’il arrose de ses mitrailleuses lourdes. Si les silhouettes ne sont que des cibles de carton plantées sur la ligne d’horizon pour les besoins de l’exercice mené par l’armée israélienne, la menace d’une nouvelle conflagration à la frontière avec le Hezbollah est, elle, bien réelle, lit-on dans un reportage de Jacques Pinto pour l’AFP.
« Nous avons tiré les leçons de la guerre du Liban contre le Hezbollah », dit le commandant Eldar (qui ne donne que son prénom), du bataillon de chars « Tempête » qui dirige l’exercice à munitions réelles d’un char Merkava 3. Lors du conflit de l’été 2006, le Hezbollah avait utilisé avec efficacité contre les blindés israéliens des missiles antichars russes Metis-M et Kornet livrés, selon Israël, par la Syrie. Les équipages israéliens des chars lourds Merkava, considérés comme les plus puissants au monde, avaient essuyé des pertes sévères. « La protection du Merkava a été améliorée », dit l’officier qui commande une compagnie de chars de ce modèle.
L’équipage du char à l’exercice répète, sous les ordres de l’officier, la manœuvre pour se mettre à l’abri d’un tir de missile antichar. Il se replie en marche arrière à grande vitesse derrière un accident de terrain sous la protection d’un écran de fumée blanche.
« Nous prenons au sérieux les menaces de Hassan Nasrallah », dit, par ailleurs, l’officier en charge des renseignements de la division affectée à la frontière israélo-libanaise, à propos du secrétaire général du Hezbollah. « Il ne profère généralement pas de paroles en l’air », dit-il en scrutant le secteur de la frontière d’un poste d’observation jouxtant le kibboutz Misgav Am, sur une hauteur qui domine la région.
La tension est notamment palpable à Ghajar, un village frontalier situé aux pieds du massif du Hermon, aux cimes enneigées, un secteur syrien conquis par Israël lors de la guerre israélo-arabe de juin 1967. « Le Hezbollah réarme depuis la fin de la guerre. Il n’a pas attendu l’assassinat de Moghniyé pour se préparer à un nouveau conflit. Mais nous sommes prêts à toute éventualité », dit à Ghajar le lieutenant-colonel G.
À proximité du village où la vie semble s’être arrêtée, sous un ciel bas, coule le fleuve Wazzani, qui fait office de frontière. Les seuls accrochages signalés pour l’heure dans le secteur sont ceux survenus avec des contrebandiers.
Moteur grondant à plein régime, un char israélien Merkava, 60 tonnes, se lance en direction d’un groupe de silhouettes suspectes qu’il arrose de ses mitrailleuses lourdes. Si les silhouettes ne sont que des cibles de carton plantées sur la ligne d’horizon pour les besoins de l’exercice mené par l’armée israélienne, la menace d’une nouvelle conflagration à la frontière avec le Hezbollah est, elle, bien réelle, lit-on dans un reportage de Jacques Pinto pour l’AFP.
« Nous avons tiré les leçons de la guerre du Liban contre le Hezbollah », dit le commandant Eldar (qui ne donne que son prénom), du bataillon de chars « Tempête » qui dirige l’exercice à munitions réelles d’un char Merkava 3. Lors du conflit de l’été 2006, le Hezbollah avait utilisé avec efficacité contre les blindés israéliens...
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