Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Banque La Société générale lance son augmentation de capital à 47,50 euros par action

La Société générale a annoncé hier le lancement de son augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros, au prix de 47,50 euros par action, soit près de 40 % en deçà de son cours de Bourse actuel, pour faire face aux pertes liées à l’affaire Kerviel et aux « subprimes ». La souscription sera ouverte du 21 au 29 février. Le groupe précise dans un communiqué que ses pertes liées aux « subprimes » s’élèvent à 2,6 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2007. La Société générale avait déjà annoncé des dépréciations de 2,05 milliards d’euros au quatrième trimestre, après 230 millions au troisième trimestre. Son bénéfice net estimé pour 2007 atteindra 947 millions, compte tenu d’une perte de 325 millions d’euros sur son portefeuille de RMBS (Residential Mortgage-Backed Security) et de la « fraude » que la banque attribue au trader Jérôme Kerviel et dont l’impact négatif est estimé à 4,9 milliards d’euros. Cette perte de 4,9 milliards d’euros annoncée au moment de la révélation de la « fraude » correspond à la différence entre la perte liée au débouclage des positions de Jérôme Kerviel (6,3 milliards) et le gain qu’il avait réalisé à la fin 2007 (1,4 milliard). La banque avait annoncé le 24 janvier, en même temps que ses pertes, qu’elle allait lancer une augmentation de capital de 5,5 milliards pour renforcer ses fonds propres. Cette augmentation de capital est garantie par les banques JPMorgan et Morgan Stanley. Elle sera réalisée avec droit préférentiel de souscription « afin de protéger les intérêts des actionnaires et de les associer le plus largement possible à l’opération », précise la banque. Chaque actionnaire disposera d’un droit préférentiel lui permettant de souscrire une nouvelle action pour quatre détenues. Cela conduira à la création de 116,6 millions d’actions nouvelles. Concernant la banque de financement et d’investissement (BFI), la division dans laquelle opérait Jérôme Kerviel, les volumes sur les activités d’arbitrage vont être « volontairement » réduits jusqu’au troisième trimestre, précise la banque. L’objectif pour la BFI est une croissance annuelle moyenne des revenus entre 5 % et 10 % sur 2006-2010 pour un produit net bancaire de l’ordre de 9 milliards en 2010. Cependant, l’augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros sera particulièrement coûteuse pour le groupe, qui a déjà dû concéder une forte décote aux banques chargées de l’opération, liées par des engagements de souscription dans un marché très défavorable aux valeurs financières. En revanche, la perte qui résulte de la vente des montants investis par Jérôme Kerviel sera déduite de l’impôt que la banque devra acquitter en 2008. La ministre française de l’Économie, Christine Lagarde, avait indiqué que ses services allaient examiner le traitement fiscal de la perte attribuée aux opérations de M. Kerviel, « pour vérifier si l’imputation des pertes doit être effectuée sur l’exercice 2007 ou sur la date à laquelle ont été constatées les pertes », soit en janvier 2008. Si la perte avait été imputée sur 2007, Bercy aurait dû rembourser à la banque un trop-perçu de l’ordre d’un milliard d’euros.
La Société générale a annoncé hier le lancement de son augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros, au prix de 47,50 euros par action, soit près de 40 % en deçà de son cours de Bourse actuel, pour faire face aux pertes liées à l’affaire Kerviel et aux « subprimes ». La souscription sera ouverte du 21 au 29 février.
Le groupe précise dans un communiqué que ses pertes liées aux « subprimes » s’élèvent à 2,6 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2007.
La Société générale avait déjà annoncé des dépréciations de 2,05 milliards d’euros au quatrième trimestre, après 230 millions au troisième trimestre.
Son bénéfice net estimé pour 2007 atteindra 947 millions, compte tenu d’une perte de 325 millions d’euros sur son portefeuille de RMBS (Residential Mortgage-Backed...