Rechercher
Rechercher

Actualités

Banque Société générale : Jérôme Kerviel placé en détention provisoire

La cour d’appel de Paris a ordonné hier le placement en détention provisoire de Jérôme Kerviel, pour éviter notamment que le jeune trader, soupçonné de falsifications ayant coûté 4,82 milliards d’euros à la banque, ne se concerte avec d’éventuels complices. L’arrêt de la chambre d’instruction est intervenu quelques heures après l’annonce du placement en garde à vue d’un courtier travaillant dans une filiale de la Société générale qui pourrait avoir eu connaissance des agissements de M. Kerviel. Après plus d’une heure et demie de délibéré, les magistrats de la chambre d’instruction ont suivi les réquisitions du parquet général et décidé de placer en détention provisoire le trader de 31 ans pour « éviter toute concertation avec d’éventuels complices ou coauteurs », selon une source judiciaire. Cette décision vise également à éviter des « pressions sur d’éventuels témoins » et « garantir sa représentation en justice », selon cette source. Depuis la révélation de ses agissements présumés, Jérôme Kerviel avait répondu à toutes les convocations devant les policiers ou les magistrats. Émue et déçue par la décision de la chambre d’instruction, son avocate Me Élisabeth Meyer a immédiatement annoncé son intention de se pourvoir en cassation, dès lundi. Pour Me Jean Veil, avocat de la Société générale, « cette décision est cohérente avec le dossier, compte tenu de l’importance des pertes causées par des manœuvres avouées par M. Kerviel et dont il est évidemment responsable ». « M. Kerviel a pu apparaître animé d’une franchise absolue. Aujourd’hui la situation est probablement différente », a estimé l’avocat de la partie civile, qui a pointé « l’éloignement entre ses déclarations et la vérité ». La décision de la chambre d’instruction intervient au lendemain du placement en garde à vue d’un courtier de la Fimat, filiale de la banque, et qui était en relation professionnelle avec Jérôme Kerviel. Selon une source proche du dossier, le jeune homme passait une partie de ses ordres d’achat et de vente via la Fimat, une société de courtage qui a été fusionnée le 22 janvier avec une filiale de Calyon pour devenir Newedge. Des messages électroniques instantanés entre le courtier et Jérôme Kerviel suggérant que le gardé à vue était au courant des agissements du trader ont été versés au dossier par la Société Générale, selon cette source. L’un d’eux, daté du 30 novembre 2007, était ainsi libellé : « Tu n’as rien fait d’illégal au sens de la loi. » La garde à vue de ce courtier a été prolongée de 24h 00 à la mi-journée.
La cour d’appel de Paris a ordonné hier le placement en détention provisoire de Jérôme Kerviel, pour éviter notamment que le jeune trader, soupçonné de falsifications ayant coûté 4,82 milliards d’euros à la banque, ne se concerte avec d’éventuels complices.
L’arrêt de la chambre d’instruction est intervenu quelques heures après l’annonce du placement en garde à vue d’un courtier travaillant dans une filiale de la Société générale qui pourrait avoir eu connaissance des agissements de M. Kerviel.
Après plus d’une heure et demie de délibéré, les magistrats de la chambre d’instruction ont suivi les réquisitions du parquet général et décidé de placer en détention provisoire le trader de 31 ans pour « éviter toute concertation avec d’éventuels complices ou coauteurs », selon une source...