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Finance Le G7 veut prendre des mesures et soutenir la croissance

Les pays du G7 paraissaient unis hier dans leur volonté d’empêcher un ralentissement économique mondial et d’apaiser les marchés financiers, à la veille de la réunion du Groupe des sept (G7) qui aura lieu aujourd’hui à Tokyo. La crise du crédit, initiée par celle des « subprimes » survenue cet été, a non seulement fait chuter les Bourses à travers le monde, mais semble également apporter un coup d’arrêt brutal à la croissance, ce qui a conduit plusieurs Banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine (Fed) mais pas la Banque centrale européenne (BCE), à baisser leur taux. Le projet de communiqué final du G7 fait état de risques accrus pour l’économie mondiale, estimant qu’elle évoluait dans un « environnement plus difficile et incertain » que lors de la dernière réunion des sept pays les plus industrialisés au monde en octobre dernier. « Nous continuerons d’observer les événements de près et restons déterminés à prendre les mesures nécessaires, individuellement et collectivement, pour assurer la stabilité et la croissance de nos économies », lit-on dans le projet. Ces propos font écho à ceux tenus jeudi par Jean-Claude Trichet, président de la BCE, qui, lors de l’annonce du statu quo en matière de taux d’intérêt, a reconnu que la zone euro pourrait enregistrer en 2008 une croissance légèrement inférieure à son potentiel en raison des incertitudes conjoncturelles. Certains ont interprété ces paroles comme une inflexion du discours de fermeté de la BCE sur les taux, estimant désormais la Banque centrale européenne plus à même d’imiter ses homologues américaine, canadienne et britannique dans la voie de l’assouplissement monétaire. Surmonter les divisions Certains analystes craignent cependant que des divergences d’interprétation persistent sur la meilleure manière de rassurer les marchés financiers et de mettre un terme à la crise du crédit, soulignant que les Européens et les Japonais n’avaient nullement l’intention de mettre en place, contrairement aux États-Unis, des programmes de relance économiques. Washington s’est prononcé en faveur de ce type d’initiatives, avec l’injection de 150 milliards $ dans l’économie via des incitations fiscales pendant que, en deux temps et en moins de trois semaines, la Fed a abaissé ses taux directeurs de 1,25 point. Cependant, beaucoup se demandent si ces mesures seront suffisantes pour sauver l’économie américaine, et peut-être le reste du monde, de la récession, ou, du moins, d’un violent ralentissement, provoqué par la crise des « subprimes », ces prêts accordés à des emprunteurs offrant peu de garanties de solvabilité. Henry Paulson, secrétaire d’État au Trésor américain, a voulu se montrer rassurant, estimant que les États-Unis disposaient d’une économie fondamentalement saine. « Je pense toujours que nous allons continuer de jouir d’une croissance, bien qu’à un rythme plus lent pendant un certain temps, mais le risque est bien orienté vers une baisse et les risques se trouvent principalement dans l’immobilier », a-t-il dit. Les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 – qui regroupe les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et l’Italie – ne devraient rien annoncer de nouveau sur le front des changes. La nécessité d’une coordination Le ministre des Finances allemand Peer Steinbrueck a exhorté ses collègues à prendre à bras-le-corps les turbulences des marchés financiers. « L’action rapide et coordonnée des Banques centrales a permis de remédier à l’urgence. Mais nous ne connaissons pas encore tous les effets de la crise des “subprimes” sur le secteur financier », déclare-t-il dans une lettre adressée à ses pairs. Il a insisté sur la nécessité de « mesures politiques » qui devraient être prises pour renforcer la gestion des risques, assurer la solidité des banques et garantir la transparence sur les marchés financiers. Peer Steinbrueck a toutefois déclaré hier que l’Europe n’avait pas besoin de plan de relance fiscal pour se tirer d’affaire, réaffirmant au passage sa prévision d’une croissance de 1,8 % en 2008 pour l’économie allemande. Son homologue britannique, Alistair Darling, n’a pas voulu dire autre chose en affirmant que « les conditions dans les différents pays n’étaient pas les mêmes ». Le Forum de stabilité financière, qui regroupe des banquiers centraux et autres régulateurs dans le cadre d’une analyse de la crise des « subprimes », devrait rendre un rapport intermédiaire aux représentants du G7. Et ces derniers doivent également rencontrer les ministres des Finances chinois, indonésien, sud-coréen et russe lors d’un dîner prévu aujourd’hui. Haruhiko Kuroda, président de la Banque asiatique de développement, a déclaré qu’un plan de relance était une option à prendre à considération pour les économies asiatiques émergentes si la croissance devait ralentir, tout en soulignant que le premier sujet de préoccupation du moment était l’inflation.
Les pays du G7 paraissaient unis hier dans leur volonté d’empêcher un ralentissement économique mondial et d’apaiser les marchés financiers, à la veille de la réunion du Groupe des sept (G7) qui aura lieu aujourd’hui à Tokyo.
La crise du crédit, initiée par celle des « subprimes » survenue cet été, a non seulement fait chuter les Bourses à travers le monde, mais semble également apporter un coup d’arrêt brutal à la croissance, ce qui a conduit plusieurs Banques centrales, dont la Réserve fédérale américaine (Fed) mais pas la Banque centrale européenne (BCE), à baisser leur taux.
Le projet de communiqué final du G7 fait état de risques accrus pour l’économie mondiale, estimant qu’elle évoluait dans un « environnement plus difficile et incertain » que lors de la dernière réunion des sept pays...