Italie
Grandes manœuvres politiques
en prévision des législatives
le 08 février 2008 à 00h00
Les leaders de la gauche et de la droite italiennes, soucieux d’incarner le changement après la crise politique et la dissolution du Parlement, ont entamé les grandes manœuvres hier, au premier jour d’une campagne électorale dominée par le choix des alliances. À gauche, le maire de Rome et chef du Pari démocrate (PD), Walter Veltroni, a répété qu’il irait « seul » aux législatives anticipées prévues les 13 et 14 avril, sans ses alliés de la gauche radicale. En faisant ce choix, M. Veltroni rompt avec les grandes coalitions du passé, refusant d’être soumis comme Romano Prodi, qui a démissionné le 24 janvier, à la pression constante et au chantage des 13 partis de sa majorité. « (...) Je crois qu’il faut prendre des risques en innovant », a-t-il déclaré pour justifier son choix, critiqué par les communistes et les Verts. Le maire de Rome souhaite par ailleurs faire figurer des personnalités issues de la société civile sur les listes du PD. Cette stratégie et le défi lancé à Silvio Berlusconi, à qui il a suggéré « de se présenter lui aussi seul » à la tête de son parti Forza Italia (FI), sans faire d’alliance avec d’autres formations, susciteraient l’inquiétude du Cavaliere. « Je veux accepter le défi de Veltroni. Je ne veux pas représenter le “vieux” contre le “neuf” », aurait récemment déclaré M. Berlusconi. Il n’a cependant pas fait de déclarations publiques depuis la dissolution du Parlement, un silence qui pourrait s’expliquer par la mort de sa mère dimanche. Les journaux italiens tablent cependant sur une coalition composée des quatre principales formations de droite, une victoire de M. Berlusconi sans ses alliés paraissant improbable. Ce dernier, qui doit encore arrêter sa stratégie, a d’ores et déjà donné le ton de la campagne, qu’il souhaite « mesurée », refusant, comme son rival, le traditionnel « front contre front » qui a caractérisé ces dernières années la vie politique italienne.
Les leaders de la gauche et de la droite italiennes, soucieux d’incarner le changement après la crise politique et la dissolution du Parlement, ont entamé les grandes manœuvres hier, au premier jour d’une campagne électorale dominée par le choix des alliances. À gauche, le maire de Rome et chef du Pari démocrate (PD), Walter Veltroni, a répété qu’il irait « seul » aux législatives anticipées prévues les 13 et 14 avril, sans ses alliés de la gauche radicale. En faisant ce choix, M. Veltroni rompt avec les grandes coalitions du passé, refusant d’être soumis comme Romano Prodi, qui a démissionné le 24 janvier, à la pression constante et au chantage des 13 partis de sa majorité. « (...) Je crois qu’il faut prendre des risques en innovant », a-t-il déclaré pour justifier son choix, critiqué par les...
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