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Actualités - Chronologie

EXPOSITION - À l’Université de Balamand Hommage au sculpteur Mohammad al-Haffar

Quinze ans après sa mort, survenue en 1993, les sculptures de Mohammad al-Haffar continuent à vibrer d’un souffle vital profond et authentique, et expriment encore avec force des émotions et sensations qui n’ont pas vieilli. Les corps dont il a figé les mouvements en des positions qu’il a choisies avec une grande sensibilité sont toujours prêts à s’élancer et venir vers nous pour nous confier des secrets et créer des liens complices. L’Université de Balamand a voulu rendre hommage à cet artiste qui avait contribué, avec d’autres artistes peintres réunis dans le Groupe de dix, à développer, dans les années 70 et 80, la vie artistique et culturelle dans la capitale du Liban-Nord, Tripoli. Cet artiste qui n’a jamais voulu vendre ses sculptures et qui a tenu à les garder groupées pour résister à tout éparpillement est l’un des rares sculpteurs libanais qui ont pris le bois comme matière pour en tirer un esprit et donner forme à une âme cachée dans une masse inerte. Son burin a su tailler avec une grande sensibilité. Sa source d’inspiration principale était le corps féminin dont il a scruté minutieusement les courbures afin d’en dégager des valeurs humaines, tels La timidité, Le regret, La maternité, La tendresse , La pudeur, L’imploration, La prière, L’audace, Le repos, L’attente, etc. Cependant, le regard perspicace d’al-Haffar s’est dirigé aussi vers le corps humain en général dont il a su lire, à travers les divers mouvements athlétiques (Le judo, L’athlète, Le lanceur de balles, Le plongeon, Les deux nageurs…, n’oublions pas que Mohammad al-Haffar était un excellent nageur), des formes signifiant Le défi, La volonté, La souffrance, La confiance, etc. Il a de même laissé au spectateur averti la liberté de dégager ce que certains mouvements peuvent cacher comme significations. Ainsi, la danse occupe une place primordiale : La danse des concubines, Les danseuses de ballet, La danse des dauphins, La danse des serpents, La danse orientale, La danse des derviches. Enfin, certains thèmes viennent nourrir sa tendance à l’abstraction, tels La promenade, Le repos, Composition, La femme voilée, Adam et Ève, etc. Mohammad al-Haffar est en continuel dialogue avec le bois qui cède avec souplesse aux coups délicats de son burin afin de produire des espaces et des formes porteurs de sens, et d’un langage artistique apte à exprimer les sentiments, les sensations, les idées et les représentations qui peuplent son intérieur. Tout cela fait de Mohammad al-Haffar un poète de la sculpture en bois, voire un poète du burin par excellence. Georges DORLIAN
Quinze ans après sa mort, survenue en 1993, les sculptures de Mohammad al-Haffar continuent à vibrer d’un souffle vital profond et authentique, et expriment encore avec force des émotions et sensations qui n’ont pas vieilli. Les corps dont il a figé les mouvements en des positions qu’il a choisies avec une grande sensibilité sont toujours prêts à s’élancer et venir vers nous pour nous confier des secrets et créer des liens complices.
L’Université de Balamand a voulu rendre hommage à cet artiste qui avait contribué, avec d’autres artistes peintres réunis dans le Groupe de dix, à développer, dans les années 70 et 80, la vie artistique et culturelle dans la capitale du Liban-Nord, Tripoli. Cet artiste qui n’a jamais voulu vendre ses sculptures et qui a tenu à les garder groupées pour résister à tout...