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Sfeir : Le carême passe aussi par une abstinence de la parole

Dans son homélie dominicale, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a mis en exergue hier à Bkerké l’importance du carême et de cette période de jeûne. « Il existe aussi une autre manière de jeûner qui peut être fort utile. S’abstenir de parler, de proférer des insultes, des propos blessants. Ne pas sortir des principes moraux qu’impose un discours public », a souligné le patriarche Nasrallah Sfeir. « Ce sont les paroles qui nous ont menés là où nous nous trouvons aujourd’hui. Toutes les institutions nationales ont failli s’écrouler sous le poids des coups qui leur ont été portés », a-t-il affirmé. Mgr Sfeir a poursuivi : « Aujourd’hui, après tout ce que nous avons subi, il y a encore des forces qui œuvrent pour saper le moral de l’armée, qui reste, en dépit de tout, unie. La troupe sait que sa mission consiste à préserver le pays et toutes ses composantes. Je prie pour que Dieu préserve le Liban, pays de la liberté responsable et des valeurs morales. » Après la messe, le patriarche Sfeir a reçu une délégation des notaires de la région de Batroun, des médecins du parti des Forces libanaises (FL) ainsi qu’une délégation du village de Erdeh – Zghorta. La délégation de Batroun, présidée par Joseph Abi Fadel, a tenu à rendre hommage au rôle national du patriarche maronite. Joseph Abi Fadel a indiqué à cet égard qu’« au-delà des différences d’appartenance religieuse, nous sommes un même peuple » et que les dissensions peuvent être résolues en adoptant « un discours sérieux et compréhensif ». Devant la délégation de médecins FL, Mgr Sfeir a indiqué : « Vous êtes des médecins, vous soignez les corps, mais nous avons actuellement besoin de quelqu’un qui puisse soigner les âmes malades. » Soulignant que Bkerké continue, contre vents et marées, de remplir son rôle en tentant d’unir les Libanais, le patriarche a relevé que « les nations sont bâties grâce au sacrifice de leurs fils, à l’effort et au travail, et cela s’applique à tout le monde, à toutes les parties sans exception ». Même message de paix et de tolérance prononcé par le patriarche devant la délégation des habitants de Erdeh-Zghorta, puisqu’il a rappelé que « le pays est constitué de 18 communautés différentes qui doivent toutes vivre dans la paix et la prospérité, et c’est là une des caractéristiques de ce pays ».
Dans son homélie dominicale, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a mis en exergue hier à Bkerké l’importance du carême et de cette période de jeûne. « Il existe aussi une autre manière de jeûner qui peut être fort utile. S’abstenir de parler, de proférer des insultes, des propos blessants. Ne pas sortir des principes moraux qu’impose un discours public », a souligné le patriarche Nasrallah Sfeir. « Ce sont les paroles qui nous ont menés là où nous nous trouvons aujourd’hui. Toutes les institutions nationales ont failli s’écrouler sous le poids des coups qui leur ont été portés », a-t-il affirmé. Mgr Sfeir a poursuivi : « Aujourd’hui, après tout ce que nous avons subi, il y a encore des forces qui œuvrent pour saper le moral de l’armée, qui reste, en dépit de tout, unie. La...