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La mort d’al-Libi au Pakistan, premier succès US en deux ans

L’élimination d’un des chefs d’el-Qaëda, Abou Laïs al-Libi, par un missile tiré d’un drone américain lundi dans les zones tribales pakistanaises jouxtant l’Afghanistan est le premier succès d’envergure dont les États-Unis peuvent se targuer depuis deux dans leur traque régionale du jihadisme. Le dernier remontait à décembre 2005, lorsqu’une frappe de missile du même type avait coûté la vie à Hamza Rabia, un leader jihadiste égyptien qui passait pour être devenu le numéro trois de l’organisation d’Oussama Ben Laden, quelques mois après la capture par des agents pakistanais de son prédécesseur déguisé en burqa. Comme Rabia, al-Libi (le Libyen) a été ciblé par un drone américain Predator, dont la CIA dispose, qui a tiré un missile sur la maison qui lui servait de repaire à Mir Ali, dans le Nord-Waziristan, zone pachtoune limitrophe de l’Afghanistan où les combattants d’el-Qaëda sont en terrain ami. Telle est du moins la version des faits recueillie de source proche des services de renseignements pakistanais sur la foi de témoignages de membres de la tribu locale, l’armée pakistanaise étant persona non grata dans cette région insoumise. La CIA ne peut évidemment pas revendiquer haut et fort cette action meurtrière en territoire « allié » mais « souverain », et il serait trop embarrassant, politiquement et diplomatiquement, pour les autorités d’Islamabad de reconnaître que les « espions » américains agissent comme bon leur semble sur leur sol. « Il y a eu une explosion et une poignée de gens ont été tués. Comment l’explosion s’est-elle produite ? Nous l’ignorons », a bredouillé vendredi devant la presse le ministre pakistanais de l’Intérieur, Hamid Nawaz, en assurant n’avoir connaissance d’aucune frappe de missile. Néanmoins, ce fut apparemment un coup au but presque parfait, qui a coûté la vie non seulement au « Libyen » mais aussi à une douzaine de combattants arabes et centre asiatiques qui se trouvaient avec lui, sans faire, semble-t-il, de victimes civiles.
L’élimination d’un des chefs d’el-Qaëda, Abou Laïs al-Libi, par un missile tiré d’un drone américain lundi dans les zones tribales pakistanaises jouxtant l’Afghanistan est le premier succès d’envergure dont les États-Unis peuvent se targuer depuis deux dans leur traque régionale du jihadisme. Le dernier remontait à décembre 2005, lorsqu’une frappe de missile du même type avait coûté la vie à Hamza Rabia, un leader jihadiste égyptien qui passait pour être devenu le numéro trois de l’organisation d’Oussama Ben Laden, quelques mois après la capture par des agents pakistanais de son prédécesseur déguisé en burqa.
Comme Rabia, al-Libi (le Libyen) a été ciblé par un drone américain Predator, dont la CIA dispose, qui a tiré un missile sur la maison qui lui servait de repaire à Mir Ali, dans le...