Rechercher
Rechercher

Actualités

La crise kényane porte un coup aux roses de la Saint-Valentin

Le secteur horticole au Kenya, l’un des plus gros exportateurs de roses coupées au monde, ne cache pas son inquiétude face aux violences qui embrasent le pays et menacent la production à un moment crucial pour le marché, l’approche de la Saint-Valentin. Jusqu’à présent, de petites exploitations horticoles sont le plus touchées par les violences. « Nous n’hébergeons pas nos employés. On a un gros problème car des gens ne sont pas venus travailler » en début de semaine à cause de l’insécurité et de l’absence de transports, affirme, sous couvert d’anonymat, un responsable de la plantation Van den Berg, installée sur les rives du lac Naivasha (90 km au nord-ouest de Nairobi), où se concentre l’essentiel du secteur horticole kényan, avec des serres s’étalant sur des kilomètres. Dans cette exploitation, la production a été arrêtée lundi et mardi en raison des tensions. Même situation dans une ferme voisine qui emploie 1 500 personnes : « On a simplement pu irriguer et couper les roses rouges », alors que la plantation cultive huit variétés de roses, explique son directeur en demandant à ne pas être identifié. En début de semaine, « une compagnie a essayé de transporter ses employés, mais le bus a été caillassé », raconte Maarten Brussee, directeur général de la société néerlandaise Mayflower. Hier, mettant à profit un retour à un calme précaire autour de Naivasha, les transports en commun ont repris partiellement. Les exploitations qui hébergent tout ou une partie de leur personnel dans des cités ouvrières sont, elles, peu ou pas touchées jusque présent. Ainsi chez Oserian, qui emploie 5 500 personnes dont 80 % vivent dans les cités ouvrières, « la production continue normalement », affirme son directeur général, Ron Fasol. Jusqu’à présent, les plantations et leurs cités, où cohabitent de nombreuses ethnies, sont épargnées par les violences. Mais pour combien de temps ? « Il y a beaucoup de racisme entre nous », glisse une employée de Mayflower. « On a peur que les violences s’étendent dans les cités », reconnaît le responsable de la production, Karel Metselaar. Hier matin, des ouvriers kikuyus refusaient de retourner au travail, affirmant que certains de leurs collègues appartenant à des ethnies rivales étaient armés de machettes. Pour acheminer les fleurs jusque l’aéroport de Nairobi d’où elles sont exportées, il a également fallu s’adapter à la crise. Des compagnies ont organisé des convois routiers.
Le secteur horticole au Kenya, l’un des plus gros exportateurs de roses coupées au monde, ne cache pas son inquiétude face aux violences qui embrasent le pays et menacent la production à un moment crucial pour le marché, l’approche de la Saint-Valentin. Jusqu’à présent, de petites exploitations horticoles sont le plus touchées par les violences. « Nous n’hébergeons pas nos employés. On a un gros problème car des gens ne sont pas venus travailler » en début de semaine à cause de l’insécurité et de l’absence de transports, affirme, sous couvert d’anonymat, un responsable de la plantation Van den Berg, installée sur les rives du lac Naivasha (90 km au nord-ouest de Nairobi), où se concentre l’essentiel du secteur horticole kényan, avec des serres s’étalant sur des kilomètres.
Dans cette exploitation,...