Plusieurs personnalités et partis politiques, tant de la majorité que de l’opposition, ont exprimé à l’unisson leur indignation face à l’attentat qui a visé le capitaine Wissam Eid. Ainsi, le président du Renouveau démocratique Nassib Lahoud a dénoncé « le feuilleton terroriste qui a atteint (hier) les FSI après avoir visé un Premier ministre, des ministres, des députés, des journalistes, des délégations diplomatiques, la troupe et des citoyens ordinaires ». « Il s’agit d’un projet qui vise à déstabiliser les fondements mêmes de l’entité et de l’État libanais », a-t-il souligné.
Le pôle de la majorité a également rendu hommage au capitaine Eid, « officier compétent et respectable », avant d’appeler à « l’élection du candidat consensuel Michel Sleimane pour immuniser le pays face aux projets de destruction qui visent l’ensemble des Libanais ».
De son côté, le président du comité exécutif des Forces libanaises Samir Geagea a souligné que « le Liban est visé par une guerre non déclarée qu’il faudrait affronter ». « Nous n’abandonnerons jamais notre pays et nous ne permettrons pas à ceux qui le convoitent de s’en emparer. Nous ne serons plus prisonniers dans notre propre pays », a-t-il martelé.
Le chef des FL a aussi estimé que « la confrontation actuelle sera longue, vu que des parties régionales et locales y sont impliquées et devrait fixer le sort du Liban pour les trois siècles à venir», avant d’exprimer sa « douleur » face à la vague d’assassinats.
Et Samir Geagea de démentir les rumeurs selon lesquelles le réseau el-Qaëda serait implanté au Liban « bien que des fondamentalistes y possèdent quelques bases, mais ils n’ont pas les moyens de perpétrer des attentats ciblés ».
De son côté, le chef du Courant du futur Saad Hariri a également condamné l’attentat, déplorant « la campagne médiatique locale et régionale qui a visé les FSI et à laquelle ont participé les médias et les sites Internet du régime syrien ». « Ce crime odieux est un message clair aux chefs de diplomatie arabe qui se réunissent dimanche au Caire pour se pencher sur la crise libanaise. La responsabilité des frères arabes à l’égard de notre pays n’en est que plus grande », a-t-il lancé.
« Le Liban n’est pas une arène où le régime syrien peut liquider ses comptes et nous refusons que la mainmise (de Damas) sur le Liban soit rétablie », a-t-il conclu.
Dans un communiqué diffusé hier, le PSP a quant à lui dénoncé l’attentat, déplorant l’attitude de certaines parties « qui déploient quotidiennement leurs muscles et adoptent une politique obstructionniste ». « Le PSP appelle toutes les forces du pays à assumer leurs responsabilités en facilitant l’élection du général Sleimane à la présidence, pour réanimer les institutions et préserver la stabilité », a ajouté le communiqué.
Pour sa part, le ministre des Télécommunications Marwan Hamadé a relevé qu’« il existe une zone qui suscite les suspicions, s’étendant entre Baabda, Hazmiyé et la Quarantaine, d’autant que ladite zone se situe à proximité d’un périmètre de sécurité ». « On peut donc entrer dans cette région et en sortir à partir de périmètres de sécurité qui échappent au contrôle de l’État », a-t-il considéré.
La ministre des Affaires sociales Nayla Moawad a quant à elle exprimé son indignation face « au feuilleton criminel qui vise les forces de l’ordre qui garantissent la stabilité et défendent la légitimité ». « Les FSI ont été visées suite après leur succès dans les enquêtes liées au tribunal international et portant sur l’attentat de Aïn Alak et le phénomène de Fateh el-Islam, sans oublier la campagne médiatique de l’axe-syro iranien contre leurs RG », a-t-elle noté.
Le Parti national libéral a, de son côté, fermement dénoncé « un message de désespoir qui vise à décourager les Libanais en portant atteinte à ceux-là mêmes qui sont chargés de préserver l’ordre et la sécurité ». « Nous attirons l’attention sur le fait que le vide institutionnel facilite l’action des terroristes, d’où la nécessité d’élire un chef de l’État dans les plus brefs délais », a ajouté le communiqué du parti.
Le PNL a en outre exprimé son soutien à l’initiative arabe, et appelé la communauté internationale à « redoubler d’efforts pour mettre un terme à la vacance de la magistrature suprême ». « L’attitude de Damas ne dupe personne (...) et nous résisterons aux tentatives de destruction des acquis de l’intifada de l’indépendance », a conclu le communiqué du parti.
Le Hezbollah a, quant à lui, fermement condamné l’attentat « qui s’inscrit dans le cadre de tentatives qui visent à déstabiliser le pays et porter atteinte aux forces de l’ordre qui garantissent la sécurité et la paix civile ». De son côté, le Mouvement Amal s’est indigné de l’assassinat du capitaine Eid. « Seuls les ennemis du pays tirent profit de cet acte terroriste, qui a visé l’ensemble du Liban pour entraver l’entente sur la base de la dernière initiative de salut », a souligné le mouvement du président de la Chambre.
Enfin, les organismes économiques, le Bloc tripolitain, le mufti Mohammad Kabbani, les ordres des avocats et des médecins, le PCL, les anciens Premiers ministres Najib Mikati et Sélim Hoss, l’ancien président Émile Lahoud, l’uléma chiite Abdel-Amir Kabalan, le Parti démocratique libanais, le Tachnag, les Gardiens du Cèdre, le parti Baas se sont associés aux condamnations de l’attentat.
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Le pôle de la majorité a également rendu hommage au capitaine Eid, « officier compétent et respectable », avant d’appeler à « l’élection du candidat consensuel Michel Sleimane pour immuniser le pays face...