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Religion Benoît XVI invite « à respecter les opinions des autres »

La place Saint-Pierre au Vatican était noire de monde hier à midi, heure de la prière de l’Angélus, pour applaudir le pape Benoît XVI et défendre sa « liberté de parole », quelques jours après l’annulation de sa visite à l’Université La Sapienza de Rome. Alors que la place peut contenir 100 000 personnes, Le Vatican a estimé à 200 000 le nombre de celles qui ont répondu à l’appel du diocèse de Rome, après la décision du pape de ne pas se rendre à La Sapienza en raison de la contestation de 67 enseignants et de petits groupes d’étudiants anticléricaux. De nombreuses personnalités politiques, de droite comme de gauche, étaient également venues entendre Benoît XVI appeler de ses vœux « une société fraternelle et tolérante ». « Merci à tous de votre présence (...) », a déclaré le souverain pontife. Revenant sur l’annulation sans précédent de sa visite à La Sapienza, il a expliqué : « Le climat qui s’était créé avait rendu inopportune ma présence (...) Comme professeur ayant rencontré tant d’étudiants dans sa vie, je vous encourage tous, chers universitaires, à être toujours respectueux des opinions des autres et à rechercher, avec un esprit libre et responsable, la vérité et le bien. » L’Espagnol Adolfo Nicolas nouveau « pape noir » des jésuites La 35e congrégation générale de la Compagnie de Jésus, réunie à Rome, a élu samedi à sa tête l’Espagnol Adolfo Nicolas en remplacement du Néerlandais Peter-Hans Kolvenbach. Il devient ainsi le nouveau « pape noir » de l’ordre catholique des jésuites, le plus important, réputé pour son influence, son prestige, mais aussi son caractère controversé. Le 29e successeur d’Ignace de Loyola, âgé de 71 ans, a passé l’essentiel de sa vie comme missionnaire au Japon et était jusqu’à ce jour président de la conférence des jésuites d’Asie de l’Est et d’Océanie. « Il s’agit d’un choix judicieux car (Adolfo Nicolas) est une personnalité ouverte tant théologiquement qu’humainement », a commenté le père José Maria de Vera, responsable de la communication des jésuites. « Il a une expérience multiculturelle. Il a étudié aux États-Unis, à Rome et au Japon. C’est quelqu’un d’équilibré, sans ambitions personnelles, un homme moderne, sociable et sans autoritarisme », a-t-il estimé. Le nouveau « pape noir » – surnom donné au supérieur général en raison de la couleur de son habit ecclésiastique et du pouvoir occulte que l’histoire lui a longtemps prêté à l’ombre du pape – aura la lourde tâche de donner un nouveau souffle à l’ordre fondé en 1540. La Compagnie de Jésus traverse une crise d’identité due à la chute des vocations et à la concurrence d’ordres plus récents. Élu à vie en 1983, le « général » Kolvenbach (79 ans) avait annoncé en 2006 son souhait de passer la main. « Une nouvelle vision peut contribuer à un gouvernement plus adapté à un monde en rapide changement », avait-t-il alors fait valoir pour expliquer cette démission sans précédent dans l’histoire de la compagnie. Il a annoncé vouloir terminer sa retraite au Liban, où il a passé quelque 40 ans de sa vie.
La place Saint-Pierre au Vatican était noire de monde hier à midi, heure de la prière de l’Angélus, pour applaudir le pape Benoît XVI et défendre sa « liberté de parole », quelques jours après l’annulation de sa visite à l’Université La Sapienza de Rome. Alors que la place peut contenir 100 000 personnes, Le Vatican a estimé à 200 000 le nombre de celles qui ont répondu à l’appel du diocèse de Rome, après la décision du pape de ne pas se rendre à La Sapienza en raison de la contestation de 67 enseignants et de petits groupes d’étudiants anticléricaux. De nombreuses personnalités politiques, de droite comme de gauche, étaient également venues entendre Benoît XVI appeler de ses vœux « une société fraternelle et tolérante ». « Merci à tous de votre présence (...) », a déclaré le...