« La guerre commence par des mots », avertit Sfeir
le 14 janvier 2008 à 00h00
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a de nouveau manifesté sa désapprobation face à la situation qui prévaut dans le pays, mettant surtout en garde contre les échanges verbaux qui peuvent dégénérer au point de provoquer une guerre.
« Nous sommes inondés de propos recelant de nombreuses énigmes susceptibles d’entraîner une situation désastreuse. Dans le passé, on disait : “La guerre commence par des mots.” Que Dieu nous préserve contre les dégâts des mots et de la guerre », a déclaré le patriarche dans son homélie dominicale hier à Bkerké. C’est d’ailleurs la seule observation qu’il a faite dans son homélie, au sujet de la situation dans le pays.
Il a davantage commenté la crise politique devant ses visiteurs. Après la messe, Mgr Sfeir a reçu une délégation de la Fédération des municipalités du Kesrouan-Ftouh, conduite par le caïmacam Raymond Hitti. S’exprimant devant ses hôtes, il a expliqué que l’Église maronite « essaie d’accomplir son devoir à l’égard du peuple en ces temps difficiles qui n’ont que trop duré ». Après avoir prié pour que la situation se normalise de nouveau et que les Libanais agissent avec sagesse, Mgr Sfeir a insisté sur le rôle de ces derniers dans le redressement du Liban. « S’ils ne s’efforceront pas de remettre le pays sur pied, qui le fera à leur place ? Les difficultés et les obstacles sont nombreux, mais il est de notre devoir d’œuvrer pour les aplanir pour que la sécurité, la stabilité et la tranquillité s’installent de nouveau au Liban », a-t-il dit.
« Nous devons bien sûr solliciter l’aide d’autrui, mais nous devons compter sur nous-mêmes en priorité. Nous ne pouvons pas laisser à d’autres le soin de réaliser ce à quoi nous aspirons. Les gens nous aideront, mais ils réaliseront avant tout leurs propres intérêts. Ils nous aident à nos dépens parce qu’ils ont leurs propres calculs. Il faut que nous nous prenions en charge, parce que tant que nous restons dépendants des autres, nous ne pouvons pas espérer une amélioration de notre situation », a encore affirmé le patriarche.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a de nouveau manifesté sa désapprobation face à la situation qui prévaut dans le pays, mettant surtout en garde contre les échanges verbaux qui peuvent dégénérer au point de provoquer une guerre.
« Nous sommes inondés de propos recelant de nombreuses énigmes susceptibles d’entraîner une situation désastreuse. Dans le passé, on disait : “La guerre commence par des mots.” Que Dieu nous préserve contre les dégâts des mots et de la guerre », a déclaré le patriarche dans son homélie dominicale hier à Bkerké. C’est d’ailleurs la seule observation qu’il a faite dans son homélie, au sujet de la situation dans le pays.
Il a davantage commenté la crise politique devant ses visiteurs. Après la messe, Mgr Sfeir a reçu une délégation de la Fédération...
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