Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois assuré le « show » hier en maniant ironie, blagues parfois potaches et tacles souvent cinglants.
Pour cette conférence de presse, outre les centaines de journalistes de la presse étrangère, le gotha de la presse française avait fait le déplacement, de même que des personnalités telles que l’animateur-chroniqueur Guy Carlier ou l’écrivain Denis Tillinac et de nombreux membres des cabinets ministériels.
Dans le cadre solennel de la salle des fêtes de l’Élysée, on devine une mise en scène savamment orchestrée : à droite du pupitre présidentiel sur fond de drapeaux français et européen, un carré réservé au gouvernement quasiment au complet ; à gauche, les conseillers et collaborateurs du chef de l’État. Tout le monde se salue, échange les vœux, prend des nouvelles. À une journaliste qui l’invite sur un plateau de télévision, Fadela Amara répond : « Quand il y a de l’actualité, pas quand je dis des conneries. »
Avec quelques minutes de retard sur l’horaire prévu, le président fait son entrée dans la salle bondée aux côtés du Premier ministre, François Fillon, qu’il ne cessera de citer tout au long de son discours préliminaire, puis lors des réponses aux questions des journalistes. L’allocution du chef de l’État devait durer 30 minutes. Il lui en faudra 55 pour développer sa « politique de civilisation », avant de répondre aux premières questions.
Les mots « amour », « respect », « révolution » émaillent son allocution aux accents philosophiques, qu’il parsème de « je veux », « nous irons jusqu’au bout » et « j’assume », et de références au travail de ses ministres et conseillers – « chère Michèle Alliot-Marie », « cher Henri Guaino » etc. Lorsque le chef de l’État emploie le verbe « épouser » au détour d’une phrase, toute l’assemblée bruisse de chuchotements. Sa compagne, Carla Bruni, sera d’ailleurs souvent désignée par son prénom.
Combatif, parfois cinglant, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à prendre à partie plusieurs journalistes. « C’est du recyclage, M. Joffrin », lance ainsi Nicolas Sarkozy lorsque le directeur de la rédaction de Libération l’interroge sur « l’hyperprésidence » et évoque une « monarchie élective ». « Monarchie ça veut dire héréditaire. Vous croyez que je suis donc le fils illégitime de Jacques Chirac qui m’a mis sur un trône ? » poursuit le chef de l’État.
Dénonçant « la pensée unique », les « généreux », les « donneurs de leçons », il défend le bilan de son gouvernement ainsi que ses choix privés, parfois avec humour. Un éclat de rire secoue la salle lorsqu’il lance à une journaliste qui se présente comme reporter « indépendante », « c’est aimable pour les autres » ou se compare au « ravi de la crèche ».
Ses ministres écoutent, studieux. Au premier rang, François Fillon, impassible, discute régulièrement avec son voisin Jean-Louis Borloo.
Alors qu’il quitte l’estrade après avoir répondu pendant plus d’une heure aux journalistes, le président consulte un message sur son téléphone portable qui lui donne un large sourire. Il quitte ensuite assez vite la salle, sans oublier de serrer la main ou de claquer la bise à certains journalistes, qu’il tutoie pour beaucoup.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois assuré le « show » hier en maniant ironie, blagues parfois potaches et tacles souvent cinglants.
Pour cette conférence de presse, outre les centaines de journalistes de la presse étrangère, le gotha de la presse française avait fait le déplacement, de même que des personnalités telles que l’animateur-chroniqueur Guy Carlier ou l’écrivain Denis Tillinac et de nombreux membres des cabinets ministériels.
Dans le cadre solennel de la salle des fêtes de l’Élysée, on devine une mise en scène savamment orchestrée : à droite du pupitre présidentiel sur fond de drapeaux français et européen, un carré réservé au gouvernement quasiment au complet ; à gauche, les conseillers et collaborateurs du chef de l’État. Tout le monde se salue, échange les vœux, prend des nouvelles. À...