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Énergie Le pétrole se replie après deux journées historiques

Les prix du pétrole ont reculé de près de deux dollars hier, les investisseurs empochant des bénéfices après le franchissement cette semaine du seuil de 100 dollars le baril, un nouveau cap atteint dans un contexte d’inquiétudes sur les approvisionnements, de tensions géopolitiques et de dollar faible. Vers 17h00 GMT, le « light sweet crude » s’échangeait à 97,38 dollars à New York, en baisse de 1,80 dollar par rapport à la clôture de la veille. Après avoir atteint mercredi pour la première fois 100 dollars, il s’est propulsé jeudi au prix record de 100,09 dollars. À Londres, le Brent de la mer du Nord pour livraison en février s’échangeait à 96,85 dollars, en baisse de 75 cents à la même heure. Jeudi, il avait lui aussi battu un nouveau record, de 98,50 dollars le baril. L’annonce d’une nouvelle contraction des réserves de brut aux États-Unis – de 4 millions de barils – avait contribué à l’escalade des cours jeudi. En période froide, synonyme de forte consommation de fuel de chauffage, et alors que de nombreux analystes redoutent des pénuries au premier trimestre de cette année, cette chute des stocks de brut, la septième d’affilée, avait donné l’alarme. Les analystes, qui ne s’étaient attachés qu’à ce chiffre jeudi, sont revenus sur le rapport du département américain de l’Énergie hier. Ils ont pris en compte la reconstitution des stocks de distillats et l’amélioration du taux d’utilisation des raffineries, deux éléments tempérant les inquiétudes sur la précarité des approvisionnements américains. Par ailleurs, les inquiétudes sur l’état de santé de l’économie américaine ont été amplifiées hier par la publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis (voir par ailleurs) Le scénario, de plus en plus crédible, d’une récession économique aux États-Unis, fait craindre un affaissement de la demande pétrolière, sachant que les États-Unis restent les premiers consommateurs mondiaux de brut. Malgré ce petit pas en arrière, « les prix du pétrole demeurent très soutenus et la plupart des analystes prédisent de nouveaux records cette année, au-delà des 100 dollars », ont estimé les analystes de la maison de courtage Sucden. « Une combinaison favorable de stocks déclinants, billet vert faible, demande croissante en provenance de l’Asie, et risques géopolitiques a aidé les prix du brut à se propulser à 100 dollars, un gain de plus de 70 % par rapport à l’an dernier », ont-ils ajouté. Dans ce contexte, l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) devrait subir de très fortes pressions de la part des pays producteurs, lors de la prochaine réunion du cartel à Vienne le 1er février. Les 13 membres du cartel avaient ignoré les appels à fournir plus de brut lors de leur dernière réunion, en décembre dernier à Abou Dhabi.
Les prix du pétrole ont reculé de près de deux dollars hier, les investisseurs empochant des bénéfices après le franchissement cette semaine du seuil de 100 dollars le baril, un nouveau cap atteint dans un contexte d’inquiétudes sur les approvisionnements, de tensions géopolitiques et de dollar faible. Vers 17h00 GMT, le « light sweet crude » s’échangeait à 97,38 dollars à New York, en baisse de 1,80 dollar par rapport à la clôture de la veille. Après avoir atteint mercredi pour la première fois 100 dollars, il s’est propulsé jeudi au prix record de 100,09 dollars.
À Londres, le Brent de la mer du Nord pour livraison en février s’échangeait à 96,85 dollars, en baisse de 75 cents à la même heure. Jeudi, il avait lui aussi battu un nouveau record, de 98,50 dollars le baril.
L’annonce d’une nouvelle...