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Question de la semaine Que retiendra-t-on de l’année 2007 ?

L’année 2007 tourne sa page pour laisser la place à une autre nouvelle et pleine de promesses. Il est pourtant certain que certaines images resteront gravées à jamais dans la mémoire de tout cinéphile. On retiendra donc le visage de deux personnages féminins qui ont fait exploser l’écran. Deux reines, deux Elizabeth, chacune d’une époque et d’une personnalité différentes. D’abord Helen Mirren, détentrice de plusieurs trophées, incarnant une reine contemporaine en pleine tornade « Dianamaniesque », et une autre (autrichienne cette fois) personnifiant celle qui fut la reine vierge. Dans sa lancée, Cate Blanchett (car c’est d’elle dont il s’agit ), accumulant les rôles, l’un différent de l’autre, risque fort bien d’être la star des Oscars 2008. On retient aussi la voix (à défaut de son sourire) de Julia Roberts dans Charlotte’s Web, une petite Little Miss Sunshine (Abigail Breslin) aux lunettes et au ventre ronds à l’avenir certainement brillant, le retour de Rocky Balboa et de John Mac Lane alias Bruce Willis ainsi que le magnifique diptyque de Clint Eastwood (lequel n’a pas été apprécié par le public libanais, puisque le premier n’a tenu que deux semaines en salles et le second n’a même pas été programmé). Retour aussi à l’écran de John Travolta mais en femme dans le film Hairspray, un genre qu’il affectionne (comédie musicale). Et derrière la caméra, un Coppola disparu depuis 10 ans. Si la grève des scénaristes en Amérique était sans aucun doute la grande surprise de 2007. Tous ces scribes modernes tenant tête durant plus de deux mois aux gros producteurs, sortes de mantes religieuses de Hollywood, les révélations ne manquaient pas non plus. Pour ne citer que quelques-unes : le succès de Persépolis, film animé de Marjanne Satrapi qui a fait l’unanimité des publics européens et que nous ne verrons sans doute pas au Liban. La métamorphose de l’actrice trash et gothique Angelina Jolie en mère de famille nombreuse, sorte de seconde Mia Farrow. Ou encore le phénomène James Bond, personnage désormais blond, un peu voyou, aux manières qui diffèrent totalement de ses prédécesseurs. À cette occasion, il est à rappeler que l’ancienne Miss Money Penny (amoureuse de Sean Connery) a tiré cette année sa révérence. Également inscrits aux listes des souvenirs, des détails minimes mais si vivants : le geste de Michel Serrault essayant de tenir un biscuit (dans la Cage aux folles), la cravate jaune du plus british des acteurs français, à savoir M. Philippe Noiret, et quelques pas de danse qui font un bruit de claquettes avant que Jean-Pierre Cassel et ses amis ne se retirent de la scène. Et que dire de cette coïncidence (divine ?) de ce 30 juillet qui marque la disparition des cinéastes les plus modernes de leur génération ? L’un venu du froid (Ingmar Bergman) et l’autre du pays du soleil (Michelangelo Antonioni). Enfin, on se souviendra des senteurs ramenées par le pays du Cèdre. Une cuvée riche de films qui attestent de la bonne santé du cinéma libanais. Et surtout cet arôme persistant et aigre-doux d’un Caramel, reflet de la mosaïque d’un pays. Ce pays pour lequel on souhaiterait plus de douceur que d’aigreur en cette année 2008.
L’année 2007 tourne sa page pour laisser la place à une autre nouvelle et pleine de promesses. Il est pourtant certain que certaines images resteront gravées à jamais dans la mémoire de tout cinéphile.
On retiendra donc le visage de deux personnages féminins qui ont fait exploser l’écran. Deux reines, deux Elizabeth, chacune d’une époque et d’une personnalité différentes. D’abord Helen Mirren, détentrice de plusieurs trophées, incarnant une reine contemporaine en pleine tornade « Dianamaniesque », et une autre (autrichienne cette fois) personnifiant celle qui fut la reine vierge. Dans sa lancée, Cate Blanchett (car c’est d’elle dont il s’agit ), accumulant les rôles, l’un différent de l’autre, risque fort bien d’être la star des Oscars 2008.
On retient aussi la voix (à défaut de son sourire)...