Afghanistan
Expulsion de diplomates : ONU, UE et Kaboul cherchent une solution acceptable
le 27 décembre 2007 à 00h00
Afghans et Occidentaux continuaient hier à examiner les moyens de résoudre le « malentendu » à l’origine d’une décision de Kaboul de déclarer deux diplomates européens persona non grata pour avoir apparemment eu des contacts avec des insurgés talibans.
Ces deux hommes, l’Irlandais Michael Semple, numéro 2 de la mission de l’Union européenne en Afghanistan, et un Britannique de l’ONU, dont l’organisation veut taire l’identité, ont été sommés de quitter le territoire et leurs collègues afghans ont été arrêtés. Les diplomates sont accusés d’avoir outrepassé leur mandat et nui à la sécurité nationale de l’Afghanistan, selon les autorités afghanes.
Mais tant à Kaboul qu’à Bruxelles ou à New York, l’accent était mis sur une solution qui satisfasse toutes les parties. En attendant, ils partiront de Kaboul ce matin, selon un porte-parole de l’ONU, Aleem Siddique.
À la mission de l’UE, on indiquait que les négociations portaient sur un retour des deux diplomates considérés comme de fins spécialistes de l’Afghanistan.
L’affaire a éclaté, a expliqué M. Siddique à l’AFP, quand les deux diplomates se sont rendus dans le district de Musa Qala. Ils voulaient évaluer les efforts de « stabilisation » et ont parlé avec de nombreux locaux, dont, « peut-être, certains qui n’étaient pas nécessairement favorables au gouvernement d’Afghanistan », selon le responsable onusien. « Nous considérons qu’il s’agit d’un malentendu entre nous et le gouvernement afghan », a-t-il ajouté, rejetant l’accusation de contacts avec les insurgés. « Nous ne parlons pas aux talibans. Un point c’est tout ».
Au ministère des Affaires étrangères, le porte-parole Sultan Ahmad Baheen a rappelé que les étrangers employés en Afghanistan « devaient se conformer à la loi ». Mardi, la présidence afghane avait annoncé que les deux hommes et leurs collègues afghans avaient menacé la sécurité nationale du pays.
Afghans et Occidentaux continuaient hier à examiner les moyens de résoudre le « malentendu » à l’origine d’une décision de Kaboul de déclarer deux diplomates européens persona non grata pour avoir apparemment eu des contacts avec des insurgés talibans.
Ces deux hommes, l’Irlandais Michael Semple, numéro 2 de la mission de l’Union européenne en Afghanistan, et un Britannique de l’ONU, dont l’organisation veut taire l’identité, ont été sommés de quitter le territoire et leurs collègues afghans ont été arrêtés. Les diplomates sont accusés d’avoir outrepassé leur mandat et nui à la sécurité nationale de l’Afghanistan, selon les autorités afghanes.
Mais tant à Kaboul qu’à Bruxelles ou à New York, l’accent était mis sur une solution qui satisfasse toutes les parties. En attendant, ils...
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