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Pakistan Sharif accuse Musharraf de « se prosterner » devant les États-Unis

L’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, dont le parti mène campagne dans l’opposition pour les législatives du 8 janvier au Pakistan, a accusé hier le président Pervez Musharraf de « se prosterner » devant les États-Unis. Au cours d’un meeting devant environ 3 000 personnes à Sukkur, dans le sud du pays, M. Sharif a assuré qu’en 1998, quand il était au pouvoir, il avait refusé de répondre à cinq appels téléphoniques du président américain Bill Clinton qui voulait protester contre les premiers essais de l’arme nucléaire pakistanaise. « Mais Musharraf se prosterne dès qu’il reçoit un seul coup de téléphone de Washington », a-t-il lancé, sans doute en référence au fait que l’actuel chef de l’État est devenu, depuis fin 2001, le principal allié des États-Unis dans la région dans leur « guerre contre le terrorisme ». « Le Pakistan est devenu un sujet de moquerie dans le monde entier », a poursuivi l’ex-Premier ministre évincé du pouvoir par un coup d’État du général Musharraf le 12 octobre 1999. Nawaz Sharif, condamné à la prison à vie en 2000, notamment pour corruption quand il était au pouvoir, avait conclu un accord avec le gouvernement Musharraf la même année pour obtenir la liberté en échange d’une promesse de s’exiler 10 ans. Il a pu rentrer prématurément d’exil en novembre, après que le gouvernement Musharraf eut promis de ne pas le poursuivre.
L’ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, dont le parti mène campagne dans l’opposition pour les législatives du 8 janvier au Pakistan, a accusé hier le président Pervez Musharraf de « se prosterner » devant les États-Unis. Au cours d’un meeting devant environ 3 000 personnes à Sukkur, dans le sud du pays, M. Sharif a assuré qu’en 1998, quand il était au pouvoir, il avait refusé de répondre à cinq appels téléphoniques du président américain Bill Clinton qui voulait protester contre les premiers essais de l’arme nucléaire pakistanaise. « Mais Musharraf se prosterne dès qu’il reçoit un seul coup de téléphone de Washington », a-t-il lancé, sans doute en référence au fait que l’actuel chef de l’État est devenu, depuis fin 2001, le principal allié des États-Unis dans la région dans leur «...