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Ukraine Ioulia Timochenko de retour au poste de Premier ministre

Le Parlement ukrainien a approuvé de justesse hier la nomination de l’égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko au poste de Premier ministre, au terme d’un long imbroglio politique. 226 députés pro-occidentaux du bloc Timochenko et du parti présidentiel, soit la stricte majorité des 450 sièges du Parlement, ont soutenu la candidature de Mme Timochenko, votant l’un après l’autre à main levée dans l’hémicycle. Ses adversaires prorusses ont suivi le déroulement du vote, qu’ils boycottaient, le visage figé. Un premier vote sur la nomination de Mme Timochenko s’était soldé par un échec le 11 décembre, une voix de majorité ayant alors manqué. Les pro-occidentaux avaient invoqué une défaillance du système de vote électronique et décidé de voter de nouveau à main levée. Avant le vote décisif, Mme Timochenko a prononcé un discours passionné devant les parlementaires en accusant ses adversaires d’empêcher son élection.« Ils ont une peur bleue que je (...) mette de l’ordre dans l’État », a-t-elle lancé, avant de promettre : « Tôt ou tard, vous, toute votre bande va répondre devant l’Ukraine de ce qu’elle a fait. » Le président Iouchtchenko a « salué » sobrement dans un communiqué la nomination de Mme Timochenko. Redevenue Premier ministre, Mme Timochenko devrait se montrer moins radicale qu’en 2005 face à une opposition plus puissante et à un président déterminé à la contenir, a estimé Volodymyr Fesenko, directeur du Centre des recherches politiques Penta. Sur le plan international, une intensification des relations avec l’OTAN et un refroidissement avec Moscou, qui voit d’un très mauvais œil Mme Timochenko et sa promesse de revoir l’accord russo-ukrainien sur le prix du gaz russe, sont prévisibles, a fait valoir M. Fesenko. Mais dans ses rapports avec la Russie, Mme Timochenko sera aussi « plus flexible car le conflit n’est pas dans son intérêt », note M. Fesenko, excluant toute nouvelle « guerre du gaz » avec Moscou.
Le Parlement ukrainien a approuvé de justesse hier la nomination de l’égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko au poste de Premier ministre, au terme d’un long imbroglio politique. 226 députés pro-occidentaux du bloc Timochenko et du parti présidentiel, soit la stricte majorité des 450 sièges du Parlement, ont soutenu la candidature de Mme Timochenko, votant l’un après l’autre à main levée dans l’hémicycle. Ses adversaires prorusses ont suivi le déroulement du vote, qu’ils boycottaient, le visage figé. Un premier vote sur la nomination de Mme Timochenko s’était soldé par un échec le 11 décembre, une voix de majorité ayant alors manqué. Les pro-occidentaux avaient invoqué une défaillance du système de vote électronique et décidé de voter de nouveau à main levée. Avant le vote décisif,...