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La guerre verbale fait rage entre l’opposition et la majorité

Entre l’opposition et la majorité, la guerre verbale bat son plein avec, en filigrane, le communiqué du vice-président de la Chambre, Farid Makari, qui avait accusé le 8 Mars d’entraver l’élection du général Michel Sleimane à la tête de l’État. M. Makari avait notamment reproché au président du Parlement, Nabih Berry, d’avoir imposé des conditions rédhibitoires à la tenue du scrutin. Cinq députés de l’opposition se sont déchaînés contre M. Makari à qui ils se sont adressés en des termes insultants, tout en saluant l’attachement du président de la Chambre, Nabih Berry, au respect de la Constitution. Il s’agit notamment des députés Hussein Hajj Hassan, Ali Khreiss, Ghazi Zeayter, Abdel Majid Saleh et Ali Bazzi. Dans le fond, les discours des cinq députés étaient identiques. À l’exception de celui de Hussein Hajj Hassan, qui a dépassé le cadre proprement injurieux des réactions pour s’arrêter sur la crise politique, dont il a fait assumer la responsabilité au camp du 14 Mars. « Il se peut que l’opposition ait commencé l’escalade, en réaction à une autre escalade, mas ce qu’elle veut, c’est le calme », a déclaré d’emblée M. Hajj Hassan, lors d’un meeting oratoire dans le village de Hezzine, organisé à la mémoire du sergent Khairallah Hedwane, tué dans l’attentat qui a coûté la vie, mercredi, au général François el-Hajj. Estimant que le 8 Mars reste « plus fort que jamais », le député s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles « des voix mesquines se sont élevées le jour des obsèques (des deux militaires) pour critiquer en particulier le président Nabih Berry et le général Michel Aoun ». Il a répondu ensuite aux accusations du vice-président de la Chambre. « Après avoir accepté la candidature du général Michel Sleimane à la tête de l’État, comme candidat consensuel, l’opposition a demandé des garanties sur certains points, notamment la formation et la composition du gouvernement, ainsi que la répartition des portefeuilles souverainistes. Ne faut-il pas aussi savoir qui sera le prochain commandant en chef de l’armée et connaître la formule de la prochaine loi électorale ? L’opposition veut des garanties claires sur tous ces points pour que le camp du 14 Février ne se retourne pas contre elle, comme il l’avait fait plusieurs fois lorsqu’il était question de former un gouvernement d’union nationale », a-t-il expliqué. Au chapelet d’injures des quatre autres députés, c’est M. Riad Rahhal, du 14 Mars, qui a répondu, en reprochant au président de la Chambre d’avoir poussé ses députés à se déchaîner contre M. Makari « dont les propos l’avaient de toute évidence indisposé ». Il a aussi indiqué que c’est en sa qualité de vice-président du Parlement que M. Makari s’était exprimé, ajoutant que « les règles élémentaires de la courtoisie et de la politesse imposent aux députés le respect de leurs supérieurs, sauf si c’est la loi du mouvement Amal qui prévaut ». Après avoir affirmé que « M. Berry a paralysé le Parlement, détruit la démocratie et empêché les députés d’exercer leurs prérogatives », M. Rahhal l’a accusé d’avoir adopté « actuellement un comportement milicien à l’égard des parlementaires à travers ses alliés au Parlement qui auraient dû être submergés de honte en constatant que leur président a détruit la démocratie au Liban ».
Entre l’opposition et la majorité, la guerre verbale bat son plein avec, en filigrane, le communiqué du vice-président de la Chambre, Farid Makari, qui avait accusé le 8 Mars d’entraver l’élection du général Michel Sleimane à la tête de l’État. M. Makari avait notamment reproché au président du Parlement, Nabih Berry, d’avoir imposé des conditions rédhibitoires à la tenue du scrutin.
Cinq députés de l’opposition se sont déchaînés contre M. Makari à qui ils se sont adressés en des termes insultants, tout en saluant l’attachement du président de la Chambre, Nabih Berry, au respect de la Constitution. Il s’agit notamment des députés Hussein Hajj Hassan, Ali Khreiss, Ghazi Zeayter, Abdel Majid Saleh et Ali Bazzi.
Dans le fond, les discours des cinq députés étaient identiques. À l’exception...