Aoun fait état d’efforts pour parvenir à une entente avant lundi
le 13 décembre 2007 à 00h00
C’est un Michel Aoun profondément bouleversé qui est apparu sur le petit écran pour stigmatiser l’attentat contre le général el-Hajj et rendre un vibrant hommage à « un compagnon d’armes ». « En ce jour funeste, nous avons perdu un véritable leader, qui, je pense aurait succédé au général Michel Sleimane à la tête de l’armée. Je suis profondément triste, parce que je le connais de près et que je connais son courage et sa capacité sur le terrain. Je perds aussi un ami qui a pu, en des moments très difficiles, rassurer tout le monde et qui était connu pour son patriotisme et sa perspicacité », a déclaré le chef du CPL, qui a invité les Libanais à ne pas perdre espoir, en dépit de tout, et qui a souligné « les efforts déployés par son bloc parlementaire pour que la séance parlementaire (d’amendement de la Constitution ) ne soit pas ajournée ». « Elle est à chaque fois ajournée d’une semaine et non pas sine die. Nous voulons déployer tous les efforts pour que la présidentielle ait lieu avant la fin de l’année », a-t-il ajouté, en exprimant l’espoir que « ce crime ne sera pas exploité pour entraver la présidentielle ». « Le Conseil de sécurité a prédit hier (lundi) des problèmes si un chef de l’État n’est pas élu, et aujourd’hui (hier), un crime a eu lieu. Les prédictions ont lieu aujourd’hui à un niveau international. Le problème c’est qu’elles se réalisent tout le temps. Mais cette exploitation continue du crime et cette façon de se dérober aux responsabilités prouve la complicité entre l’auteur et le bénéficiaire du crime qui peuvent être les mêmes », a-t-il commenté, en déplorant le fait que l’État n’ait toujours pas réussi à mettre la main sur les auteurs des 18 attentats qui ont été commis au Liban depuis 2004 jusqu’aujourd’hui. « Dans le passé, ils accusaient la Syrie qui entretient aujourd’hui des relations amicales avec le prochain régime, le régime actuel et la majorité qui lançait des accusations contre Damas. Quel est ce secret ? Nous voulons savoir qui entrave le processus pacifique au Liban, surtout que nous sommes sur le point de parvenir à une entente pour que la séance de lundi soit couronnée de succès et que nous élisions un chef de l’État », a-t-il dit, en estimant que le Premier ministre, Fouad Siniora, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, et les pôles chrétiens du 14 Mars doivent répondre à ces questions. Selon lui, le ministre de l’Intérieur devrait démissionner.
Le général Aoun a par ailleurs affirmé : « Je veux une solution pour le Liban et non pas un poste. J’œuvre au changement et à la réforme, et celui qui se fixe cet objectif ne peut pas se poser en obstacle à cette fin. Lorsque j’aurai la possibilité d’atteindre cet objectif, je vais la saisir, et j’espère que les Libanais auront ce qu’ils voudront », a-t-il encore dit.
C’est un Michel Aoun profondément bouleversé qui est apparu sur le petit écran pour stigmatiser l’attentat contre le général el-Hajj et rendre un vibrant hommage à « un compagnon d’armes ». « En ce jour funeste, nous avons perdu un véritable leader, qui, je pense aurait succédé au général Michel Sleimane à la tête de l’armée. Je suis profondément triste, parce que je le connais de près et que je connais son courage et sa capacité sur le terrain. Je perds aussi un ami qui a pu, en des moments très difficiles, rassurer tout le monde et qui était connu pour son patriotisme et sa perspicacité », a déclaré le chef du CPL, qui a invité les Libanais à ne pas perdre espoir, en dépit de tout, et qui a souligné « les efforts déployés par son bloc parlementaire pour que la séance parlementaire...
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