Agriculteurs : des pertes considérables
et pas d’indemnisations en vue
le 10 décembre 2007 à 00h00
Il n’y a pas que les forêts qui ont brûlé cet automne, mais aussi beaucoup de champs agricoles. Victoria el-Khoury, l’une des propriétaires d’une grande ferme familiale à Rechmaya, de 17 hectares, connaît bien le problème depuis que la plupart des oliviers, des vignes et des pins pignon de la ferme, ont brûlé. « Plus de deux mille pins ont été perdus, dont beaucoup de vieux arbres, mais aussi une série que nous élevions depuis dix ans, déplore-t-elle. Or, pour les pins, nous n’avons d’autre choix que de les replanter. Pour ce qui est des oliviers, avec l’élagage approprié, nous pouvons espérer qu’ils redonnent des fruits d’ici trois à quatre ans, mais toutes ces saisons seront perdues. Les vignes ont presque toutes été détruites. »
Interrogée sur ses estimations de pertes financières, elle répond : « Je n’ai pas fait mes calculs, et d’ailleurs, c’est la perte de temps que je déplore, pas les pertes financières. Savez-vous qu’il faut cent ans pour qu’un pin atteigne vingt mètres ? Ce genre de choses n’est pas indemnisable. » Elle précise toutefois que les propriétaires de la ferme ont rédigé un rapport sur les dégâts à la demande de la municipalité de Rechmaya et qu’ils l’ont remis à la municipalité ainsi qu’à des agents des Forces de sécurité intérieure.
« Jusque-là, nous n’avons eu de nouvelles de personne », souligne Mme Khoury. Quelles sont ses revendications ? « Nous souhaitons que l’État nous assure des plants parce que nous voulons reboiser notre terrain, qui était connu pour sa beauté, répond-elle. Nous voulons aussi que l’État nous aide à construire un grand réservoir afin que nous puissions éteindre un incendie naissant avant qu’il ne se propage. La dernière fois, la ferme a brûlé parce qu’il n’y avait tout simplement personne de disponible pour répondre à notre appel au secours. »
Interrogée sur ce qui est prévu pour les agriculteurs dans le cadre du projet national de réhabilitation, Sawsan Bou Fakhreddine précise que des plants d’arbres fruitiers devraient leur être assurés. Sans indemnisations financières donc.
Il n’y a pas que les forêts qui ont brûlé cet automne, mais aussi beaucoup de champs agricoles. Victoria el-Khoury, l’une des propriétaires d’une grande ferme familiale à Rechmaya, de 17 hectares, connaît bien le problème depuis que la plupart des oliviers, des vignes et des pins pignon de la ferme, ont brûlé. « Plus de deux mille pins ont été perdus, dont beaucoup de vieux arbres, mais aussi une série que nous élevions depuis dix ans, déplore-t-elle. Or, pour les pins, nous n’avons d’autre choix que de les replanter. Pour ce qui est des oliviers, avec l’élagage approprié, nous pouvons espérer qu’ils redonnent des fruits d’ici trois à quatre ans, mais toutes ces saisons seront perdues. Les vignes ont presque toutes été détruites. »
Interrogée sur ses estimations de pertes financières, elle...
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