Énergie
Les cours du pétrole touchent
des plus bas depuis le mois d’octobre
le 07 décembre 2007 à 00h00
Les cours du pétrole ont reculé hier à des niveaux pas vus depuis le mois d’octobre, à Londres comme à New York, avant de donner quelques signes de stabilisation.
« Les cours ont commencé par baisser, dans la foulée de la veille. Et maintenant, ils se reprennent un peu, peut-être grâce à l’intervention de spéculateurs. Dans l’ensemble, on évolue entre 85 et 90 dollars, en attendant des indices sur la direction à suivre », a commenté Veronica Smart, analyste de l’Energy Information Centre (EIC).
La glissade des cours avait eu lieu en dépit de la décision prise mercredi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de ne pas relever ses niveaux de production, et de l’annonce le même jour d’une baisse de 8 millions de barils des stocks de brut américains lors de la semaine achevée le 30 novembre.
L’OPEP a certes frustré les espoirs des pays consommateurs, qui avaient compté un temps sur une augmentation de production de l’ordre de 500 000 barils par jour. Mais dans les faits, sa production devrait tout de même augmenter en décembre. Certains analystes ont remarqué que la réaction à la baisse du marché justifiait a posteriori la décision du cartel.
Quant à la baisse des stocks de brut américains, elle a été éclipsée par une reconstitution des stocks d’essence, et surtout de produits distillés, cruciaux alors que l’hémisphère Nord est entré dans l’hiver.
Le fait que le marché n’ait pas réagi aux nouvelles a priori haussières qui lui sont parvenues mercredi signale que les investisseurs ont un autre motif de préoccupation : l’hypothèse d’un ralentissement économique global, dans le sillage des États-Unis, qui se traduirait par une baisse généralisée de la demande de brut.
« Je crois que c’est un facteur déterminant sur le marché à l’heure actuelle. Et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles l’OPEP n’a pas voulu augmenter sa production », souligne Veronica Smart.
Le cartel a en effet parié que les prix se replieraient sans qu’il ait besoin de pomper plus de brut. Et il n’a pas voulu courir le risque d’inonder le marché au premier semestre 2008, ce qui aurait sans doute fait chuter sévèrement les prix, et donc les recettes des pays du cartel.
Les craintes d’un ralentissement économique semblent donc avoir pris le dessus sur les inquiétudes relatives à l’approvisionnement. « Il y a de bonnes raisons de penser que la pression à la baisse va s’accentuer », a estimé Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets, citant comme principal facteur « la faiblesse de l’économie américaine ».
Les cours du pétrole ont reculé hier à des niveaux pas vus depuis le mois d’octobre, à Londres comme à New York, avant de donner quelques signes de stabilisation.
« Les cours ont commencé par baisser, dans la foulée de la veille. Et maintenant, ils se reprennent un peu, peut-être grâce à l’intervention de spéculateurs. Dans l’ensemble, on évolue entre 85 et 90 dollars, en attendant des indices sur la direction à suivre », a commenté Veronica Smart, analyste de l’Energy Information Centre (EIC).
La glissade des cours avait eu lieu en dépit de la décision prise mercredi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de ne pas relever ses niveaux de production, et de l’annonce le même jour d’une baisse de 8 millions de barils des stocks de brut américains lors de la semaine achevée le 30...
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