Après avoir tout tenté pour essayer de relancer son équipe, désormais relégable au bout de 15 journées après une chute lente et régulière, l’entraîneur du Paris-SG, Paul Le Guen, semble devant un mur.
Échec de la politique actuelle
Le technicien breton a multiplié les solutions pour tenter de redonner vie à une équipe dont il a cerné très vite les lacunes. Mais c’est désormais une évidence, cela ne fonctionne pas. Il y a d’abord eu la gestion de l’effectif : titularisation massive de ses jeunes pour piquer l’orgueil de ses cadres, rappel de sa recrue Bourillon pour relancer Yepes, Pauleta sur le banc malgré son statut de meilleur buteur du club.... Tout cela s’est révélé vain. Il y a eu ensuite des tâtonnements tactiques. Ce week-end, le PSG a évolué en 4-3-3. Ces essais, passés aux yeux des plus critiques pour des errements, ne sont pas forcément étrangers au flou que traverse l’équipe parisienne, manquant de repères, d’assurance et de solidité dans quasiment tous les secteurs de jeu.
Vers un retour des cadres ?
Une fois le constat établi, même si les trois jeunes les plus utilisés par Le Guen (Ngoyi, Ngog, Arnaud) ne sont pas les principaux fautifs, le technicien n’a plus beaucoup d’alternatives. Rappeler certains joueurs d’expérience qui ruminent sur le banc depuis plusieurs journées (Luyindula, Frau, Gallardo...) est sans doute l’une des dernières options encore envisageables. Le choix du Breton de se priver régulièrement dorénavant de Pauleta, qui reste meilleur buteur du club avec son temps de jeu réduit à peau de chagrin, ne tient plus vraiment. L’attaquant portugais n’est certes plus l’avant-centre flamboyant qu’il a pu être, mais son expérience, notamment à Nice, aurait peut-être permis au club de la capitale d’éviter de se retrouver dans cette situation.
Muscler le discours
La timidité dont fait parfois preuve Le Guen devant les journalistes est un leurre : le Breton sait hausser le ton avec ses joueurs quand il le faut. Paradoxalement, plusieurs fois cette saison, le technicien a préféré ne pas en rajouter dans les vestiaires et dans les jours qui ont suivi certaines contre-performances. Certains joueurs s’en sont d’ailleurs étonnés. L’ancien entraîneur de Lyon n’est pas un aboyeur, mais il va peut-être devoir forcer sa nature.
Un mercato indispensable
L’arrivée de Gouffran, qui semble quasiment acquise malgré les déclarations à reculons du président de Caen, suffira-t-elle à combler les insuffisances criantes dans le secteur offensif ? Les pessimistes diront que cela ne pourra pas être pire... Mais il n’y a pas seulement devant que le club parisien vacille. Les dirigeants du Paris-SG expliquent à cor et à cri qu’il leur manque des joueurs de caractère et d’expérience. Mais dans les faits, ils ont privilégié un recrutement à l’inverse de leur discours. Le président Alain Cayzac avait annoncé qu’il travaillait à l’arrivée d’un « grand joueur » pour le mercato d’hiver. Il apparaît assez évident que le Paris-SG ne peut plus compter sur ses forces actuelles pour essayer de s’en sortir en deuxième partie de saison.
Les actionnaires coincés
Les déboires du Paris-SG n’ont pas encore fait sortir les actionnaires de leur silence médiatique. Leur discrétion ne doit cependant pas être interprétée comme un blanc-seing à ce que fait Le Guen. Mais si le Paris-SG veut repartir et recruter, le trio d’actionnaires va devoir mettre la main au portefeuille. Pour cela, il faut que les trois soient d’accord, leur pacte les obligeant à verser chacun la même somme.
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Échec de la politique actuelle
Le technicien breton a multiplié les solutions pour tenter de redonner vie à une équipe dont il a cerné très vite les lacunes. Mais c’est désormais une évidence, cela ne fonctionne pas. Il y a d’abord eu la gestion de l’effectif : titularisation massive de ses jeunes pour piquer l’orgueil de ses cadres, rappel de sa recrue Bourillon pour relancer Yepes, Pauleta sur le banc malgré son statut de meilleur buteur du club.... Tout cela s’est révélé vain. Il y a eu ensuite des tâtonnements tactiques. Ce week-end, le PSG a évolué en 4-3-3. Ces essais, passés aux yeux des plus...