Bouclier antimissile
Moscou insatisfait
des propositions américaines
le 24 novembre 2007 à 00h00
Les propositions écrites des États-Unis sur leur bouclier antimissile ne « répondent pas » aux attentes russes et diffèrent des promesses orales qui avaient été faites, a déclaré hier une source au ministère russe des Affaires étrangères citée par les trois agences russes. « On nous a transmis des propositions concrètes. Nous continuons à les étudier, mais un premier examen montre qu’elles ne répondent pas à nos attentes », a déclaré cette source à des journalistes russes. « Ce n’est pas ce qui avait été promis oralement à Moscou lors de la rencontre 2+2 », a-t-on ajouté de même source dans une allusion à la rencontre, le 12 octobre, des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays.
La diplomatie russe avait indiqué jeudi avoir reçu la veille des États-Unis des « propositions écrites », près de six semaines après la rencontre, et les avait étudiées. Elle n’a donné aucune indication sur le contenu de ces propositions. Dans une apparente discordance, le président Vladimir Poutine s’est félicité pour sa part jeudi que les « soucis » de Moscou « soient pris en considération », tout en notant qu’il attendait encore des propositions écrites.
Washington veut installer une station radar en République tchèque et des intercepteurs de missiles en Pologne, disant vouloir parer une éventuelle menace iranienne. La Russie, qui voit ces installations antimissile comme une menace directe à sa porte, y est farouchement opposée. Les secrétaires d’État et à la Défense américains, Condoleezza Rice et Robert Gates, et leurs homologues russes Sergueï Lavrov et Anatoly Serdioukov s’étaient rencontrés le 12 octobre à Moscou sans parvenir à un accord. Les Américains étaient alors repartis de Moscou en indiquant avoir fait des propositions aux Russes.
Dans ce contexte, le nouveau Premier ministre polonais Donald Tusk a laissé entendre hier que la Pologne consulterait la Russie sur le délicat dossier du bouclier antimissile.
« Nous allons poursuivre nos négociations avec nos partenaires américains sur cette question une fois que nous aurons effectué un tour d’horizon avec l’OTAN et avec certains de nos voisins », a-t-il déclaré au Parlement, sans citer la Russie explicitement. Mais il a immédiatement enchaîné : « Nous voulons un dialogue avec la Russie. L’absence de dialogue ne sert à aucune des deux parties. » La veille, le nouveau ministre des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski avait déclaré qu’il comptait mener des consultations avec la Russie sur l’installation des éléments du bouclier en Pologne.
Les propositions écrites des États-Unis sur leur bouclier antimissile ne « répondent pas » aux attentes russes et diffèrent des promesses orales qui avaient été faites, a déclaré hier une source au ministère russe des Affaires étrangères citée par les trois agences russes. « On nous a transmis des propositions concrètes. Nous continuons à les étudier, mais un premier examen montre qu’elles ne répondent pas à nos attentes », a déclaré cette source à des journalistes russes. « Ce n’est pas ce qui avait été promis oralement à Moscou lors de la rencontre 2+2 », a-t-on ajouté de même source dans une allusion à la rencontre, le 12 octobre, des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays.
La diplomatie russe avait indiqué jeudi avoir reçu la veille des États-Unis des «...
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