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Actualités - Chronologie

L’immense soulagement d’une Angleterre sauvée des eaux par Israël

L’Angleterre affichait son soulagement hier au lendemain de la victoire d’Israël sur la Russie (2-1), à laquelle ont assisté 15 millions de téléspectateurs britanniques et qui les sauve d’une probable élimination de l’Euro 2008. « La grande évasion », se félicite The Observer qui prend la précaution d’assortir son titre d’un point d’interrogation. Car il reste quand même aux Anglais à arracher le nul mercredi à Wembley contre des Croates déjà qualifiés et sans doute moyennement motivés. Le but israélien d’Omer Golan dans le temps additionnel permet aux Anglais de pouvoir se passer d’une victoire, ce qui n’est pas un luxe pour une équipe privée de Michael Owen et Wayne Rooney, blessés, et dont les armes offensives sont Peter Crouch, qui n’a plus marqué en championnat depuis mars, Jermaine Defoe et Alan Smith, remplaçants à Tottenham et Newcastle. Après avoir alimenté la théorie du complot selon lequel le milliardaire russe Roman Abramovitch, qui finance le football israélien, se serait assuré d’une qualification de son pays, la presse anglaise ne dissimule pas son soulagement. Le Sunday Telegraph voit dans la victoire israélienne « le triomphe de l’intégrité dans le football », The Observer donne dans le lyrisme en rendant hommage aux « fils d’Israël » qui permettent aux Anglais « d’atteindre la Terre promise ». « Ligne de survie » « C’est une nouvelle chance qui nous est offerte et on doit y trouver la motivation pour mercredi », dit le milieu Steven Gerrard qui concède que « depuis la défaite en Russie, cela a été dur d’être international anglais ». « Nous sommes de nouveau maîtres de notre avenir », se félicite Crouch. « On nous a jeté une ligne de survie », reconnaît Michael Owen qui raconte que « la douleur et le désespoir », nés de sa blessure en amical vendredi en Autriche, « se sont envolés d’un seul coup » et que « le monde est soudainement paru plus riant ». Mais au terme d’une campagne médiocre, l’attaquant de Newcastle appelle ses équipiers à « ne rien fêter encore ». Si le match contre la Croatie ne se déroule pas comme attendu, « il y a le risque que Wembley se retourne contre nous », met en garde Frank Lampard qui se souvient du match pitoyable contre Andorre à Barcelone : « J’étais en tribune, et j’ai vu de près la colère et l’amertume des supporteurs. C’était horrible. » La divine surprise de Tel-Aviv ne change rien aux carences de l’Angleterre de Steve McClaren. Reconnaissant que les Anglais s’attendaient à tranquillement terminer en tête du groupe D, Owen lâche : « Quel que soit le résultat contre la Croatie, des questions devront être posées. »
L’Angleterre affichait son soulagement hier au lendemain de la victoire d’Israël sur la Russie (2-1), à laquelle ont assisté 15 millions de téléspectateurs britanniques et qui les sauve d’une probable élimination de l’Euro 2008.
« La grande évasion », se félicite The Observer qui prend la précaution d’assortir son titre d’un point d’interrogation. Car il reste quand même aux Anglais à arracher le nul mercredi à Wembley contre des Croates déjà qualifiés et sans doute moyennement motivés.
Le but israélien d’Omer Golan dans le temps additionnel permet aux Anglais de pouvoir se passer d’une victoire, ce qui n’est pas un luxe pour une équipe privée de Michael Owen et Wayne Rooney, blessés, et dont les armes offensives sont Peter Crouch, qui n’a plus marqué en championnat depuis mars, Jermaine...