Boutros Harb, député de Batroun et l’un des deux candidats du 14 Mars à l’élection présidentielle, estime que l’élection d’un président « faible » est plus dangereuse que le vide présidentiel et souligne que l’option du vote sur la base d’un quorum de la majorité absolue « reste de mise ».
« Les Libanais se trouvent aujourd’hui face à trois éventualités », note M. Harb dans une interview au journal koweïtien al-Raï, à paraître ce vendredi (aujourd’hui).
La première, selon lui, est celle qui consiste à « se mettre d’accord sur l’élection d’un président sur la base d’un rabibochage destiné à éviter les problèmes ».
Dans ce cas, dit-il, « il est probable que le président élu serait faible, incapable de régler les crises, de reconstruire l’État et de faire face aux défis et aux périls menaçant le Liban du fait des tensions prévalant dans la région ».
Selon lui, cette éventualité est « plus dangereuse que la non-élection d’un président, car si le nouveau mandat échoue c’en est fini du Liban ».
« La deuxième éventualité, c’est un désaccord entre les Libanais sur la présidentielle et l’entrée dans une aventure aux résultats incertains et qui mènerait à la scission du pouvoir et à la paralysie de toutes les institutions. »
« Enfin, la troisième éventualité, celle que nous souhaitons, c’est un accord sur un président capable, par son histoire, son comportement, ses constantes nationales et son expérience, à unifier les Libanais autour d’un projet d’État, à maîtriser les développements et à trouver des solutions aux crises », souligne-t-il.
Niant toute possibilité constitutionnelle permettant la formation d’un deuxième gouvernement, il se dit aussi opposé au maintien ou au renflouement du cabinet en place pour assumer les fonctions de la présidence.
« Une telle solution est l’une des plus dangereuses, car elle signifie que les Libanais vont s’accoutumer à l’absence de la présidence de la République. Ainsi, après avoir côtoyé un président isolé pendant trois ans de la vie politique, nous le remplaçons par un gouvernement en l’absence du chef de l’État chrétien qui distingue ce pays des autres États arabes. C’est pour cela que les chrétiens, qu’ils soient du 14 ou du 8 Mars, ne peuvent accepter une telle solution », explique-t-il.
Enfin, le député indique que l’option de la moitié plus un est « toujours de mise ». « C’est une alternative que certains proposent afin d’éviter le vide. Cependant, elle reste à l’étude dans les milieux du 14 Mars et la décision finale sera prise lorsque les discussions à ce sujet se termineront », dit-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Boutros Harb, député de Batroun et l’un des deux candidats du 14 Mars à l’élection présidentielle, estime que l’élection d’un président « faible » est plus dangereuse que le vide présidentiel et souligne que l’option du vote sur la base d’un quorum de la majorité absolue « reste de mise ».
« Les Libanais se trouvent aujourd’hui face à trois éventualités », note M. Harb dans une interview au journal koweïtien al-Raï, à paraître ce vendredi (aujourd’hui).
La première, selon lui, est celle qui consiste à « se mettre d’accord sur l’élection d’un président sur la base d’un rabibochage destiné à éviter les problèmes ».
Dans ce cas, dit-il, « il est probable que le président élu serait faible, incapable de régler les crises, de reconstruire l’État et de faire face aux...