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Actualités - Chronologie

Commerce OMC : les pays en développement unis face à l’adversité

Les pays en développement veulent croire qu’un accord reste possible à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation des échanges mondiaux et tenté d’afficher leur unité hier en dénonçant les pays riches. À l’appel du Brésil, chef de file du groupe des pays émergents (G20), six ministres et plusieurs vice-ministres réunis au siège de l’OMC à Genève ont appelé à « corriger les déséquilibres » qui affectent les négociations du cycle de Doha. Alors que l’OMC espère parvenir à un compromis Nord-Sud avant la fin de l’année, les pays en développement ont une nouvelle fois dénoncé les exigences des États développés en matière d’ouverture des marchés aux produits industriels. « Les gains potentiels pour le secteur agricole sont totalement inadéquats pour compenser les importantes exigences d’accès au marché sud-africain des produits industriels », a affirmé devant la presse la ministre sud-africaine de l’Agriculture, Lulama Xingwana. Lancé en 2001 dans la capitale du Qatar, le cycle de Doha vise à libéraliser les échanges commerciaux afin d’aider au développement des pays du Sud. Les 151 pays membres de l’OMC discutent actuellement de la révision de deux propositions de compromis sur les principaux chapitres des discussions, l’agriculture et les produits industriels. Ces deux documents révisés doivent être rendus publics début décembre. « Le texte sur l’agriculture est plein de zones d’ombre, de failles et même de trous noirs », a critiqué le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim. Dans une déclaration commune publiée à l’issue de la réunion, les pays en développement ont affirmé que « des questions-clés restent sans solution et des déséquilibres doivent être corrigés ». La centaine de pays signataires du document déclare « plier sous le poids des gigantesques subventions agricoles des pays développés qui faussent le commerce et par des barrières douanières prohibitives ». Les pays en développement ont toutefois réaffirmé leur volonté de poursuivre les négociations, reconnaissant qu’un accord « est à portée de main ». Pour Kamal Nath, ministre indien du Commerce, « l’incertitude économique s’accroît » dans le monde du fait de la crise financière aux États-Unis et d’un ralentissement économique potentiel de l’Europe. « Un succès du cycle de Doha dans les prochains mois pourrait être un excellent antidote à cette incertitude », a poursuivi M. Nath. « Nous sommes prêts à nous engager pour un résultat ambitieux qui respecte le mandat de négociation », a-t-il promis. Le cycle de Doha aurait déjà dû aboutir à la fin de 2004. Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, a récemment indiqué qu’il souhaitait terminer les discussions à la fin de l’année sur les grands points que sont l’agriculture et les produits industriels, dans l’espoir de boucler l’ensemble des travaux à la mi-2008.
Les pays en développement veulent croire qu’un accord reste possible à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur la libéralisation des échanges mondiaux et tenté d’afficher leur unité hier en dénonçant les pays riches.
À l’appel du Brésil, chef de file du groupe des pays émergents (G20), six ministres et plusieurs vice-ministres réunis au siège de l’OMC à Genève ont appelé à « corriger les déséquilibres » qui affectent les négociations du cycle de Doha.
Alors que l’OMC espère parvenir à un compromis Nord-Sud avant la fin de l’année, les pays en développement ont une nouvelle fois dénoncé les exigences des États développés en matière d’ouverture des marchés aux produits industriels. « Les gains potentiels pour le secteur agricole sont totalement inadéquats pour compenser les...