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Terrorisme Londres autorise l’extradition d’Abou Hamza vers les États-Unis

Un tribunal londonien a autorisé hier le gouvernement à extrader l’ancien imam extrémiste Abou Hamza (photo) vers les États-Unis, où il est accusé de liens avec le réseau islamiste el-Qaëda et de participation à des complots terroristes. Un tribunal de Westminster, dans le centre de Londres, a souligné qu’Abou Hamza, 48 ans, avait épuisé l’ensemble de ses possibilités de recours. Le juge a en conséquence décidé de remettre le dossier au ministère de l’Intérieur, à qui revient la décision finale. Abou Hamza, Britannique d’origine égyptienne, purge une peine de sept ans de prison dans une prison londonienne. Il avait été condamné en février 2006 pour incitation au meurtre et à la haine raciale. L’ancien imam, borgne et manchot, est accusé par les États-Unis d’avoir pris part à des enlèvements de touristes occidentaux au Yémen, d’avoir facilité la mise en place d’un camp d’entraînement terroriste aux États-Unis et d’avoir aidé le financement de candidats au jihad désireux de se rendre au Proche-Orient pour y subir un entraînement à des actes terroristes. Figure de proue du « Londonistan », surnom donné à la capitale britannique accusée d’abriter des extrémistes islamistes, Abou Hamza était arrivé au Royaume-Uni en 1980, qualifiant son pays d’adoption de « paradis où on peut faire ce qu’on veut ». Il avait épousé une Britannique en 1984, obtenant ainsi la nationalité britannique. Il avait d’abord mené une vie assez éloignée de l’ascétisme qu’il devait plus tard prêcher, travaillant notamment comme videur d’un salon de peepshow de Soho, quartier chaud de Londres. Mais il épouse les thèses islamistes et rejoint les moudjahidine luttant contre les Soviétiques en Afghanistan. C’est sur ces champs de bataille qu’en 1993, il perd un œil et une main en marchant sur une mine, selon ses dires. Il était par la suite revenu au Royaume-Uni et avait pris la tête de la mosquée de Finsbury Park, dans le nord de Londres, prêchant en faveur d’Oussama Ben Laden et qualifiant les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d’actes de légitime défense.
Un tribunal londonien a autorisé hier le gouvernement à extrader l’ancien imam extrémiste Abou Hamza (photo) vers les États-Unis, où il est accusé de liens avec le réseau islamiste el-Qaëda et de participation à des complots terroristes. Un tribunal de Westminster, dans le centre de Londres, a souligné qu’Abou Hamza, 48 ans, avait épuisé l’ensemble de ses possibilités de recours. Le juge a en conséquence décidé de remettre le dossier au ministère de l’Intérieur, à qui revient la décision finale. Abou Hamza, Britannique d’origine égyptienne, purge une peine de sept ans de prison dans une prison londonienne. Il avait été condamné en février 2006 pour incitation au meurtre et à la haine raciale. L’ancien imam, borgne et manchot, est accusé par les États-Unis d’avoir pris part à des enlèvements de...