La 12e journée du championnat d’Italie qui s’est tenue hier, à l’exception de trois rencontres renvoyées suite au décès d’un tifoso de la Lazio tué par un policier, a vu la Fiorentina (2e) s’incliner, et ce pour la première fois de la saison, face à l’Udinese (1-2).
Après l’annonce de la mort du supporteur lazial, la Fédération (FIGC) a d’abord décidé de ne pas faire jouer Inter-Lazio (retardant également le coup d’envoi des autres rencontres de dix minutes en signe de deuil). En fin de journée, elle a pris la même décision pour l’ultime match, AS Rome-Cagliari.
Entre-temps, à Bergame, ce sont les plus radicaux des tifosi de l’Atalanta qui ont forcé à la suspension puis à l’arrêt définitif du match face à l’AC Milan.
Furieux que le match soit joué malgré la mort du supporteur romain, ils ont tenté de briser une épaisse vitre de protection afin d’envahir le terrain. Avant qu’ils ne parviennent à leurs fins, l’arbitre a préféré suspendre le match au bout de 7 minutes avant de renvoyer les joueurs aux vestiaires. Le préfet a ensuite ordonné de ne pas faire reprendre le jeu.
Pour ce qu’il faut retenir des cinq matches qui ont normalement eu lieu (en plus des deux disputés samedi), la performance est à mettre au crédit de l’Udinese. Emmené par les attaquants internationaux Fabio Quagliarella et Antonio Di Natale, auteurs d’un but chacun, le club d’Udine a réussi l’exploit de s’imposer sur le terrain de la Fiorentina.
« Grave » et « triste »
Le club florentin, dauphin de l’Inter – qui demeure leader sans jouer –, était pourtant invaincu depuis le début de la saison, et ce toutes compétitions confondues (Série A et Coupe de l’UEFA).
L’Udinese, elle, se retrouve maintenant juste derrière la Fiorentina (23 pts) au classement, 5e à égalité de points (22) avec l’AS Rome (4e) et la Juventus (3e) qui, menée 2 à 0 à Parme, est parvenue à égaliser en deuxième période grâce à des buts de Legrottaglie et Iaquinta en seconde période.
Au terme des matches, entraîneurs et joueurs n’ont naturellement pas eu le cœur de parler de leurs performances.
« Ce qui s’est passé est très grave, et peut-être que retarder de dix minutes le début des matches ne suffit pas : nous aurions dû renvoyer toute la journée de championnat », a estimé l’entraîneur de la Fiorentina, Cesare Prandelli, tandis que son homologue de la Juve, Claudio Ranieri, a souligné : « C’est très triste, et pas seulement pour le football, mais pour l’ensemble de la société italienne. »
Cet épisode « n’a rien à voir avec les tragiques épisodes qui ont coûté la vie à Spagnolo (un supporteur du Genoa tué par un tifoso de l’AC Milan en 1995, NDLR) ou à Raciti (le policier tué lors de Catane-Palerme en février, NDLR). Cela n’a rien à voir avec le football. Cela aurait pu arriver de la même façon à la sortie d’une discothèque. Il suffisait que deux groupes avec des écharpes autour du cou se rencontrent », a commenté pour sa part Gianluigi Buffon, le gardien de la Juventus.
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Après l’annonce de la mort du supporteur lazial, la Fédération (FIGC) a d’abord décidé de ne pas faire jouer Inter-Lazio (retardant également le coup d’envoi des autres rencontres de dix minutes en signe de deuil). En fin de journée, elle a pris la même décision pour l’ultime match, AS Rome-Cagliari.
Entre-temps, à Bergame, ce sont les plus radicaux des tifosi de l’Atalanta qui ont forcé à la suspension puis à l’arrêt définitif du match face à l’AC Milan.
Furieux que le match soit joué malgré la mort du supporteur romain,...