Si l’Institut d’études islamo-chrétiennes (IEIC) est l’un des fleurons de l’Université Saint-Joseph, c’est peut-être parce qu’il a été créé non par une démarche intellectuelle, mais par des personnes, chrétiennes et musulmanes, qui croyaient au dialogue et en ressentaient la nécessité, ce qui ne va pas du tout de soi. Sa création répondait à un défi qui n’était pas intellectuel, mais culturel. Il s’agissait, dans l’esprit du concile Vatican II, et profitant d’une pause dans la guerre civile qui faisait rage, de remédier à une déviance grave qui éloignait les uns les autres les Libanais et se nourrissait, en dépit de la dimension politique du conflit libanais, des préjugés que les communautés libanaises nourrissaient les unes à l’égard des autres, préjugés qui reposaient le plus souvent sur une totale ignorance d’autrui.
D’une certaine façon, cette ignorance était mondiale, et la création de l’IEIC était une initiative pionnière. Elle reposait sur une démarche originale. L’islam était présenté par des musulmans, le christianisme par des chrétiens et cette démarche était de règle à tous les niveaux des présentations et des diplômes.
Les années ont donné raison à ceux qui ont fondé l’IEIC. Depuis l’attentat du 9 septembre 2001, perpétré au nom de l’islam, chrétiens et musulmans ont découvert l’urgence de se connaître profondément, tel que chacun se perçoit, et non tel que son image parvient à l’autre, souvent déformée par les préjugés, la lourdeur d’un passé tumultueux, l’utopie qui nourrit les projets désespérés de certains.
Si l’Institut d’études islamo-chrétiennes (IEIC) est l’un des fleurons de l’Université Saint-Joseph, c’est peut-être parce qu’il a été créé non par une démarche intellectuelle, mais par des personnes, chrétiennes et musulmanes, qui croyaient au dialogue et en ressentaient la nécessité, ce qui ne va pas du tout de soi. Sa création répondait à un défi qui n’était pas intellectuel, mais culturel. Il s’agissait, dans l’esprit du concile Vatican II, et profitant d’une pause dans la guerre civile qui faisait rage, de remédier à une déviance grave qui éloignait les uns les autres les Libanais et se nourrissait, en dépit de la dimension politique du conflit libanais, des préjugés que les communautés libanaises nourrissaient les unes à l’égard des autres, préjugés qui reposaient le plus souvent...
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