Le Bayern Munich retrouve l’Étoile rouge ce soir à Belgrade en Coupe de l’UEFA (groupe F) pour une plongée dans le passé et un rappel de leurs récentes faillites, seize ans après leur dernier duel, en C1, une épreuve qu’ils ont tous deux remportée.
À la recherche de son standing, après sa médiocre saison 2006-07 et une série de contre-performances en Ligue des champions depuis sa victoire en 2001, le Bayern défie un spectre de son passé.
En 1990-91, l’Étoile rouge de Savicevic, Prosinecki et Pancev lui avait infligé un cinglant revers en demi-finale de la C1 (victoire 2-1 à Munich, 2-2 à Belgrade) avant d’enlever le prestigieux trophée en battant Marseille en finale (0-0 a.p., 5 tab à 3).
Depuis, les deux équipes ont connu des fortunes diverses sur la scène européenne, tout en continuant à dominer régulièrement leur championnat respectif.
L’Étoile rouge – 25 titres de champion, 22 victoires en Coupe de Yougoslavie puis de Serbie, deux doublés Coupe/championnat consécutifs en 2006 et 2007 –, a singulièrement pâli en Europe.
À part son accession en 8e de finale de la défunte Coupe des vainqueurs de Coupes 1996-97, le club serbe quitte régulièrement l’Europe dès l’automne : cette saison, il a échoué au 2e tour préliminaire de la Ligue des champions devant les Écossais des Glasgow Rangers.
S’il continue à former la relève du football serbe et s’appuie sur de bonnes recrues étrangères comme le Colombien Mauricio Uribe, le club de Belgrade commence aussi à éprouver des difficultés dans son championnat où, après la 9e journée, il pointe à la 3e place à sept points (un match en moins) de son grand rival, le Partizan.
L’ancien international yougoslave Dragoslav Stepanovic, qui a fait l’essentiel de sa carrière de joueur puis d’entraîneur en Allemagne, n’a aucun doute : « Le Bayern va s’imposer à Belgrade, car c’est une équipe blindée qui vole tout simplement en ce moment. »
À la différence de son adversaire, le géant bavarois peut encore prétendre, financièrement tout au moins, recoller à l’élite du football européen : il a dépensé près de 70 millions d’euros – un record – à l’intersaison pour oublier sa piteuse saison dernière (4e en championnat) qui lui a valu de rater, pour la première fois depuis 1996, les juteuses retombées de la Ligue des champions.
Solide leader du championnat d’Allemagne avec six points d’avance sur son dauphin après la 10e journée, le Bayern affiche clairement ses ambitions en C3, un trophée qu’il n’a remporté qu’une seule fois en 1996.
« Nous voulons jouer la finale, nous sommes donc les favoris de ce match et de ce groupe », martèle Ottmar Hitzfeld, l’entraîneur bavarois, qui sera privé de son emblématique gardien de but Oliver Kahn, de Franck Ribéry et de Luca Toni.
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À la recherche de son standing, après sa médiocre saison 2006-07 et une série de contre-performances en Ligue des champions depuis sa victoire en 2001, le Bayern défie un spectre de son passé.
En 1990-91, l’Étoile rouge de Savicevic, Prosinecki et Pancev lui avait infligé un cinglant revers en demi-finale de la C1 (victoire 2-1 à Munich, 2-2 à Belgrade) avant d’enlever le prestigieux trophée en battant Marseille en finale (0-0 a.p., 5 tab à 3).
Depuis, les deux équipes ont connu des fortunes diverses sur la scène européenne, tout en continuant à dominer...