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CHANGEMENT CLIMATIQUE L’IndyAct lance sa campagne pour une meilleure participation arabe

Que font les gouvernements arabes pour lutter contre le changement climatique ? Peu de choses sinon rien du tout, quand ils n’entravent pas purement et simplement les négociations mondiales à ce propos. C’est cette question qu’a examinée hier la toute nouvelle « IndyAct », la Ligue des militants indépendants, lors du lancement de sa campagne intitulée « Campagne arabe pour le climat », à l’hôtel Radisson. La campagne de l’IndyAct sera axée sur les efforts à fournir pour faire jouer aux pays arabes un rôle plus actif dans les négociations internationales sur le sujet, surtout en perspective de la treizième réunion de la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, qui se tiendra début décembre à Bali. La ligue considère que les pays arabes sont concernés à plus d’un titre : leur région sera l’une des plus touchées par le réchauffement, notamment avec les pénuries d’eau à prévoir, sachant que les pays pétroliers comptent parmi ceux qui assument une responsabilité majeure dans le changement climatique. D’autre part, l’IndyAct estime que les pays arabes ont un potentiel non négligeable en matière de développement des énergies renouvelables, et que, sur un autre plan, ils sont forts d’une population de 325 millions répartis en 22 pays, et peuvent, par conséquent, faire entendre leur voix. Les objectifs de la campagne, tels que définis par l’IndyAct, visent, premièrement, à pousser les pays arabes à s’engager à réduire de moitié leurs émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2050, tout en prenant part activement aux négociations en cours. Deuxièmement, elle encouragera les pays pétroliers à reconnaître leur responsabilité dans le changement climatique et à agir en conséquence pour en limiter les effets. Enfin, elle demandera à la Ligue arabe d’adopter un protocole qui fixera des plafonds d’émissions de CO2 pour les pays en développement, avec des obligations spécifiques pour les pays producteurs de pétrole. « Certains pays arabes sont en train d’entraver les négociations sur le changement climatique, a dénoncé hier Waël Hmaïdane, directeur exécutif de l’IndyAct. L’année dernière, l’Arabie saoudite a été classée comme le pays qui a le moins bien géré cette question, derrière les États-Unis. » « Nous ne pouvons pas nous isoler par rapport à ce qui se passe au niveau de la planète, les problèmes politiques et économiques de la région pâlissent en comparaison avec la menace du changement climatique », a-t-il ajouté. Pour sa part, Berge Hatjian, directeur général du ministère de l’Environnement, a remarqué qu’ « il n’y a toujours pas de politiques sur le changement climatique, de nos jours, dans le monde arabe ». « Il faut que nous fassions pression, tous, afin que de telles politiques soient adoptées », a-t-il ajouté. Représentant l’Institut Issam Farès pour les affaires internationales de l’AUB, Sarine Karajerjian a trouvé qu’il faut « élaborer de meilleures politiques sur le changement climatique dans notre région et faciliter les échanges entre les différentes parties concernées ».
Que font les gouvernements arabes pour lutter contre le changement climatique ? Peu de choses sinon rien du tout, quand ils n’entravent pas purement et simplement les négociations mondiales à ce propos. C’est cette question qu’a examinée hier la toute nouvelle « IndyAct », la Ligue des militants indépendants, lors du lancement de sa campagne intitulée « Campagne arabe pour le climat », à l’hôtel Radisson.
La campagne de l’IndyAct sera axée sur les efforts à fournir pour faire jouer aux pays arabes un rôle plus actif dans les négociations internationales sur le sujet, surtout en perspective de la treizième réunion de la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, qui se tiendra début décembre à Bali. La ligue considère que les pays arabes sont concernés à plus d’un titre :...