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Actualités - Chronologie

La surprise totale de la famille Akil

Dans un reportage très vivant, l’AFP raconte comment la famille du prisonnier libéré par Israël a été prise de court en voyant cet homme barbu sonner à la porte de la maison. Ce qui montre, une fois de plus, à quel point l’opération d’échange était restée secrète, même pour les proches concernés.... « Mais c’est papa le prisonnier remis par les Israéliens », s’écrie Fatma, incrédule, en ouvrant la porte de la maison pendant qu’elle suivait à la télévision l’opération d’échange de dépouilles mortelles et d’un prisonnier entre le Hezbollah et Israël. « J’ai ouvert la porte, et un homme barbu se tenait là. J’ai été très surprise de reconnaître mon père dans cet homme à la barbe touffue accompagné de membres du Hezbollah », raconte Fatma, 16 ans, la fille aînée de Hussein Naïm Akil. « Jamais je n’aurais cru que le prisonnier inclus dans l’échange, et dont les médias parlaient toute la journée sans mentionner son nom, était mon père », dit la jeune fille aux cheveux couverts d’un foulard vert. Hussein Akil, 53 ans, a été libéré lundi dernier dans le cadre d’un échange entre le Hezbollah et Israël. Sur un plat, Fatma pose des œufs, des olives, du thym et du pain : le premier petit déjeuner familial de son père depuis sa capture il y a 15 mois. « Mon père est un homme ordinaire qui ne s’est jamais mêlé de politique », dit-elle en regardant ses trois jeunes frères dont le dernier est âgé de trois ans. Le communiqué du Hezbollah annonçant la libération du prisonnier souligne d’ailleurs qu’il s’agit d’un « citoyen », sans recourir au terme « combattant » utilisé par le mouvement chiite pour décrire ses membres. « Ma mère, mes trois frères et moi avions fui à Tyr les bombardements israéliens lorsque mon père a été capturé. Ils l’ont pris de la maison avec deux autres personnes qui s’étaient réfugiées chez nous. Les Israéliens ont libéré les deux autres et ont gardé mon père », dit encore Fatma. Le regard hagard, visiblement tendu et perdu dans ses pensées, Hussein Akil refuse de parler et fume cigarette sur cigarette. Dans des mouvements brusques, il enlace impétueusement les enfants de la famille venus avec leurs parents le féliciter pour sa libération. Ce paysan, qui travaillait dans les plantations de tabac avant sa capture, est désormais atteint de schizophrénie, précise encore l’AFP. Il aurait perdu la raison après sa capture. Dans la petite maison modeste de deux chambres où il habite avec sa famille dans le village de Jebbaïne, les murs ne portent aucune photo ni aucun signe montrant une affiliation politique quelconque. Cependant, sa sœur Oum Yéhia salue les efforts déployés par le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah pour la libération de son frère. Drapée de la tête aux pieds dans son tchador noir, Oum Yéhia distribue du thé et du café aux voisins accourus à la maison féliciter son frère. « C’est ça la “promesse tenue” déclarée par el-sayyed (Nasrallah) de libérer tous les prisonniers libanais détenus dans les prisons israéliennes », dit-elle en souriant. « Aujourd’hui, la joie est entrée dans notre maison, et très prochainement, elle arrivera dans les foyers de tous les prisonniers », prédit Oum Yéhia.
Dans un reportage très vivant, l’AFP raconte comment la famille du prisonnier libéré par Israël a été prise de court en voyant cet homme barbu sonner à la porte de la maison. Ce qui montre, une fois de plus, à quel point l’opération d’échange était restée secrète, même pour les proches concernés....
« Mais c’est papa le prisonnier remis par les Israéliens », s’écrie Fatma, incrédule, en ouvrant la porte de la maison pendant qu’elle suivait à la télévision l’opération d’échange de dépouilles mortelles et d’un prisonnier entre le Hezbollah et Israël.
« J’ai ouvert la porte, et un homme barbu se tenait là. J’ai été très surprise de reconnaître mon père dans cet homme à la barbe touffue accompagné de membres du Hezbollah », raconte Fatma, 16 ans, la fille aînée de Hussein Naïm...