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Crise des subprimes Crédits structurés : les banques US s’engagent pour restaurer la liquidité

Les plus grandes banques américaines se sont engagées hier pour restaurer la liquidité sur le marché des crédits structurés, paralysé depuis des mois par les interrogations sur la qualité des actifs hypothécaires auxquels ils sont adossés. Bank of America, Citigroup, JP Morgan et « plusieurs autres institutions financières » non nommées ont annoncé la création d’une structure commune chargée de faire repartir ce marché, en rachetant pendant une durée déterminée des actifs « de haute qualité » qui ne trouvent pas preneurs. Le court communiqué des banques ne donne aucune précision sur les modalités de la création de ce fonds, baptisé M-LEC (Master Liquidity Enhancement Conduit – mécanisme principal de renforcement de la liquidité). Les banques relèvent notamment que les catégories d’actifs susceptibles d’être rachetés par le fonds font toujours l’objet de discussions. Mais M-LEC pourrait être opérationnel « dans les 90 jours », indiquent-elles. Avec cette structure, les grandes banques américaines veulent empêcher que les structures spécialisées créées par de nombreux établissements financiers pour servir de réceptacle à leurs créances obligataires n’aient à brader leurs actifs. Leur crainte : que ne s’engage une spirale baissière qui entraînerait l’ensemble de la finance mondiale dans une crise sans précédent. Depuis plusieurs années s’est en effet développée une technique nouvelle : la titrisation. Au lieu de conserver dans leurs livres les crédits accordés aux emprunteurs immobiliers, les banques préfèrent transférer ces actifs à des structures hors bilan qui se financent sur le marché obligataire. Ces obligations ont été commercialisées dans le monde entier. Mais nombre d’investisseurs ont découvert à leurs dépens que les actifs sur lesquels ces obligations sont adossées – les crédits hypothécaires accordés à des millions d’Américains plus ou moins solvables – ne sont pas aussi solides qu’ils le pensaient. Avec l’augmentation du nombre d’Américains incapables de faire face à leurs engagements, ces obligations sont devenues hautement suspectes. Les promoteurs de M-LEC veulent donc pouvoir racheter certains de ces actifs de qualité, pour les revendre avec un emballage plus séduisant. Notamment en levant un peu de l’opacité qui entoure généralement ce type de produit. Leur communiqué ne fait nulle mention du montant de la garantie que les banques pourraient apporter à cette structure, qui pourrait s’élever jusqu’à 75 milliards de dollars (selon le Financial Times), voire 100 milliards de dollars (selon le Wall Street Journal). Des négociations sont toujours en cours avec d’autres banques « pour porter M-LEC à une taille et un financement jugés appropriés par le consortium », précise-t-on simplement. Le Trésor américain, qui a « facilité les discussions » entre les banques participant à cette initiative, s’est félicité de cette réponse « du secteur privé » à la crise que connaissent les marchés financiers. « Le département (du Trésor) valorise la coopération du consortium mondial durant ces dernières semaines et son leadership pour mettre en place une réponse de marché à cette situation. De tels efforts contribuent à renforcer des marchés de capitaux ordonnés », a commenté le Trésor dans son communiqué.
Les plus grandes banques américaines se sont engagées hier pour restaurer la liquidité sur le marché des crédits structurés, paralysé depuis des mois par les interrogations sur la qualité des actifs hypothécaires auxquels ils sont adossés. Bank of America, Citigroup, JP Morgan et « plusieurs autres institutions financières » non nommées ont annoncé la création d’une structure commune chargée de faire repartir ce marché, en rachetant pendant une durée déterminée des actifs « de haute qualité » qui ne trouvent pas preneurs.
Le court communiqué des banques ne donne aucune précision sur les modalités de la création de ce fonds, baptisé M-LEC (Master Liquidity Enhancement Conduit – mécanisme principal de renforcement de la liquidité). Les banques relèvent notamment que les catégories d’actifs...