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Énergie Le cours du pétrole atteint un nouveau record

Un mois après avoir franchi les 80 dollars, les cours du pétrole brut ont dépassé hier pour la première fois 85 dollars le baril à New York, les tensions sur la frontière turco-irakienne donnant une nouvelle impulsion à un marché déjà inquiet de la précarité de l’offre à l’approche de l’hiver. Après avoir été agité pendant plusieurs semaines par la menace d’ouragans dans la zone pétrolière du golfe du Mexique, le marché a réagi cette fois-ci aux tensions croissantes à la frontière turco-irakienne. « C’est le souci principal en ce moment. Pour le moment, la production n’est pas affectée, mais le marché craint qu’elle ne le soit », explique Robert Montefusco, analyste de la maison de courtage Sucden. Ce conflit inquiète les analystes pétroliers car le brut qui est extrait des champs de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, est exporté via un oléoduc qui traverse cette région avant de rejoindre le terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Fréquemment attaqué, ce pipeline a très souvent été fermé ces dernières années. De nouvelles violences dans ce secteur ne seraient donc pas nécessairement dramatiques pour l’approvisionnement en brut, mais assombriraient encore la situation générale au Moyen-Orient. « Le marché est très émotif en ce moment et tout ce qui fait la une peut déclencher » des vagues d’achats, souligne Jim Ritterbusch, analyste de Ritterbusch and Associates. « Ce n’est pas seulement les tensions géopolitiques qui tirent le marché, c’est aussi les inquiétudes liées à une offre qui se rétrécit », ajoute Phil Flynn, analyste d’Alaron Trading. À l’approche de l’hiver, qui verra augmenter la demande en produits de chauffage, les opérateurs s’inquiètent de tout signe mettant en évidence la précarité de l’offre de brut pour la fin de l’année. Selon les analystes de Goldman Sachs, « la météo hivernale représente désormais un facteur risque important ». « La différence entre un hiver froid et un hiver doux pourrait faire varier les prix du pétrole de huit dollars » à la hausse ou à la baisse, estiment-ils. Le marché du pétrole continue enfin de profiter de la faiblesse persistante du dollar, qui rend meilleur marché le brut pour les investisseurs hors zone dollar, d’après le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), publié hier.
Un mois après avoir franchi les 80 dollars, les cours du pétrole brut ont dépassé hier pour la première fois 85 dollars le baril à New York, les tensions sur la frontière turco-irakienne donnant une nouvelle impulsion à un marché déjà inquiet de la précarité de l’offre à l’approche de l’hiver.
Après avoir été agité pendant plusieurs semaines par la menace d’ouragans dans la zone pétrolière du golfe du Mexique, le marché a réagi cette fois-ci aux tensions croissantes à la frontière turco-irakienne. « C’est le souci principal en ce moment. Pour le moment, la production n’est pas affectée, mais le marché craint qu’elle ne le soit », explique Robert Montefusco, analyste de la maison de courtage Sucden.
Ce conflit inquiète les analystes pétroliers car le brut qui est extrait des champs de...