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Hamadé met en garde : Il n’y aura pas de vide constitutionnel au Liban

«Malgré toutes les tentatives visant à entraver l’échéance et à kidnapper la présidence, il n’y aura pas de vide constitutionnel au Liban. » Ces mots sont ceux du ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, qui s’exprimait hier au micro de la VDL, et qui a martelé que la majorité allait élire un nouveau chef de l’État à la date prévue par la Constitution, « parce qu’il est du devoir de chaque député de se rendre au Parlement ou ailleurs pour participer à ce scrutin ». Affirmant que la Syrie « ne veut pas » que cette élection ait lieu « parce qu’elle ne trouvera pas de président, comme l’actuel, qui lui obéisse au doigt et à l’œil », Marwan Hamadé n’a pas voulu donner de détails sur les rencontres intermaronites de Bkerké ; il a préféré laisser le comité de dialogue, qui a été tout récemment formé, assurer le suivi de ces assises. « Il est inacceptable qu’il y ait seulement un dialogue sunnito-chiite et le président Berry comme le député Hariri n’accepteront ni l’un ni l’autre d’un président qui n’aurait pas été agréé par Bkerké », a-t-il expliqué, révélant juste que la majorité a désigné des personnalités extraparlementaires au sein de ce comité intermaronite. « Nous voulons un président qui garantira des relations entre États basées sur l’égalité aussi bien que l’application des résolutions onusiennes et la pérennité de l’unité nationale », a-t-il résumé. Interrogé ensuite sur les propos de vendredi de Walid Joumblatt, qui avait évoqué un éventuel assaut du Hezbollah sur le Sérail sous couverture iranienne (lire par ailleurs), le ministre Hamadé a parlé d’une « analyse » que le chef du PSP a fondée sur des « informations » qui lui ont été données par « des responsables sécuritaires ». Il a également fait référence à la lettre envoyée à Ban Ki-moon par Fouad Siniora, qui a demandé au patron de l’ONU de rester « vigilant » face aux « nouveaux dangers » qui visent le Liban. Marwan Hamadé a accordé dans ce cadre-là beaucoup d’importance aux rapports sur le suivi de l’application des résolutions 1559 et 1701 : « Nous sommes désormais face à trois choix : élire un président, se perdre dans le jeu des gouvernements ou bien l’option évoquée par le député Joumblatt », a-t-il mis en garde, espérant que les forces de sécurité « s’opposent à toute tentative visant à s’en prendre à quelque institution que ce soit ou à tout débordement entre quartiers ». Signalons que le bureau de presse de Marwan Hamadé a publié en soirée le communiqué suivant, qui s’en prend sans la nommer à la chaîne al-Manar : « Certains médias qui représentent des régimes totalitaires continuent depuis longtemps leur campagne contre les leaders du 14 Mars, multipliant des discours hypocrites et agressifs qui démasquent ceux qui prétendent vouloir l’entente. Ces médias ont essayé hier soir de déformer des propos positifs du ministre Hamadé concernant les relations du futur président avec les États ; ces médias ont insinué que le ministre n’a pas exclu Israël, et cela est un mensonge patent. Que personne ne s’amuse à faire de la surenchère sur quiconque au sein du 14 Mars, attaché à l’accord de Taëf, à la souveraineté tous azimuts et qui considère Israël comme l’ennemi du Liban. »
«Malgré toutes les tentatives visant à entraver l’échéance et à kidnapper la présidence, il n’y aura pas de vide constitutionnel au Liban. »
Ces mots sont ceux du ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, qui s’exprimait hier au micro de la VDL, et qui a martelé que la majorité allait élire un nouveau chef de l’État à la date prévue par la Constitution, « parce qu’il est du devoir de chaque député de se rendre au Parlement ou ailleurs pour participer à ce scrutin ».
Affirmant que la Syrie « ne veut pas » que cette élection ait lieu « parce qu’elle ne trouvera pas de président, comme l’actuel, qui lui obéisse au doigt et à l’œil », Marwan Hamadé n’a pas voulu donner de détails sur les rencontres intermaronites de Bkerké ; il a préféré laisser le comité de dialogue,...