SYRIE
L’imam Abou al-Qaaqaa assassiné
à Alep serait le parrain de Fateh el-Islam
le 01 octobre 2007 à 00h00
L’imam de la mosquée al-Imane, assassiné vendredi par balles à Alep, à sa sortie de la prière, Mahmoud Goul Aghassi, alias Abou al-Qaaqaa, serait le parrain du groupuscule terroriste Fateh el-Islam, a indiqué hier le site Naharnet. Cet islamiste kurde syrien de 34 ans, connu pour ses appels au jihad diffusés par enregistrements sonores, incitait les fidèles de Syrie à aller mener la « guerre sainte » contre les forces américaines en Irak. Il avait constitué un groupe, Ghourabaa el-Cham, qui recrutait des jeunes combattants dans cette optique. Plus récemment, il recrutait les combattants pour les envoyer au Liban, a indiqué le site Naharnet. Début 2005, il s’était rendu au Yémen, où il a séjourné près d’un an.
Des milliers de personnes, des jeunes pour la plupart, ont assisté, samedi à Alep, aux funérailles de cheikh Abou al-Qaaqaa, alors que les autorités syriennes observaient le plus grand mutisme sur le meurtre. L’un des agresseurs, accusé de lui avoir tiré plusieurs balles dans la tête et la poitrine avec un fusil automatique, a été capturé par la foule et livré à la police. Il se trouvait toujours samedi en garde à vue. Mais les informations demeurent confuses concernant le reste du groupe qui a pris part à l’assassinat. Certaines sources racontent que ses membres auraient pris la fuite, alors que le correspondant en Syrie de RFI, Talal el-Attrache, indique que les assassins, immédiatement arrêtés par les sympathisants de l’imam, seraient d’origine irakienne et feraient partie d’un groupe proche d’el-Qaëda. Le journaliste précise également que ces derniers mois, les sites Internet de la mouvance salafiste s’en étaient violemment pris à Abou al-Qaaqaa, accusé d’avoir condamné les assassinats « d’infidèles », c’est-à-dire des chiites et des membres d’autres confessions non sunnites en Irak. L’imam avait limité ses appels à la guerre sainte à la lutte « contre les forces d’occupation américaines en Irak ». « Cela lui avait valu le reproche d’être à la solde du régime syrien », rapporte encore RFI.
« Mais l’homme, qui avait été nommé directeur du lycée islamique d’Alep, avait aussi, dans l’un de ses enregistrements sonores, adressé un message au président Bachar el-Assad, l’enjoignant de mettre un terme à la corruption qui sévit dans le pays », ajoute M. el-Attrache.
Le correspondant de RFI précise aussi que Mahmoud Goul Aghassi était en outre accusé d’ « avoir joué un rôle dans l’attentat manqué contre le siège de la télévision officielle à Damas. Quatre terroristes avaient été tués dans cet attentat. Mais l’imam avait nié, mettant au défi quiconque prouverait son implication dans l’affaire ».
L’imam de la mosquée al-Imane, assassiné vendredi par balles à Alep, à sa sortie de la prière, Mahmoud Goul Aghassi, alias Abou al-Qaaqaa, serait le parrain du groupuscule terroriste Fateh el-Islam, a indiqué hier le site Naharnet. Cet islamiste kurde syrien de 34 ans, connu pour ses appels au jihad diffusés par enregistrements sonores, incitait les fidèles de Syrie à aller mener la « guerre sainte » contre les forces américaines en Irak. Il avait constitué un groupe, Ghourabaa el-Cham, qui recrutait des jeunes combattants dans cette optique. Plus récemment, il recrutait les combattants pour les envoyer au Liban, a indiqué le site Naharnet. Début 2005, il s’était rendu au Yémen, où il a séjourné près d’un an.
Des milliers de personnes, des jeunes pour la plupart, ont assisté, samedi à Alep, aux...
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