Le ministre démissionnaire de l’Énergie et de l’Eau, Mohammad Fneich, a affirmé hier à l’AFP que les députés de son parti n’assisteraient pas à la séance du Parlement mardi pour élire le président de la République s’il n’y avait pas un accord préalable sur un nom.
Le député Abdel Majid Saleh, proche du président du Parlement Nabih Berry, a pour sa part indiqué que la séance parlementaire serait consacrée aux consultations, suggérant qu’il n’y aurait pas de vote.
« La séance de mardi sera consacrée aux consultations (entre différentes parties) pour la relance de l’initiative de M. Berry qui est le seul moyen possible pour doter le pays d’un président », a dit M. Saleh, cité par l’Agence nationale d’information.
« S’il n’y a pas d’entente au préalable sur le nom du président, le quorum ne sera pas assuré », a prévenu M. Fneich.
« Or, jusqu’à présent, il n’y a pas d’entente » avec la majorité, a-t-il relevé.
Mohammad Fneich a précisé que le Hezbollah était « en contact permanent » avec le président du Parlement.
« Nous appuyons (...) M. Berry, qui exige que la majorité respecte la Constitution prévoyant la nécessité d’assurer le quorum des deux tiers pour élire un président », a expliqué M. Fneich.
Nabih Berry avait convoqué le Parlement mardi pour l’élection du successeur du président Émile Lahoud. Il avait prévenu qu’il ne procéderait pas au vote et reporterait la séance si un quorum de deux tiers des députés n’était pas atteint.
Pour sa part, le responsable du Hezbollah au Liban-Sud, cheikh Nabil Kaouk, a déclaré hier que « l’élection d’un chef de l’État, en l’absence du quorum prévu par la Constitution, est dans l’intérêt des États-Unis et non du Liban ».
Le dignitaire chiite a en outre mis en garde l’équipe au pouvoir contre ce qu’il a considéré être « une grande erreur nationale qui consisterait à opter pour le choix de Condoleezza Rice ou de Ehud Olmert, qui est en violation avec la Constitution libanaise », a-t-il dit, soulignant que c’est « l’Administration américaine qui a recommandé que soit reporté le processus d’entente interlibanais ».
C’est, selon lui, « la raison pour laquelle il n’y aura pas d’accord dans les jours à venir, d’autant que le camp du 14 Mars n’a pas le courage de sa décision ».
De son côté, le député du Courant patriotique libre Kassem Hachem a estimé que « les parlementaires de l’opposition considèrent l’échéance présidentielle comme une étape décisive et une occasion pour réunifier les Libanais entre eux ». « C’est dans cette optique que l’opposition refuse le jeu du nombre qui risque de consacrer le principe du vainqueur-vaincu », a-t-il dit.
« Par contre, l’insistance de la majorité à adopter cette approche, sans respecter les règles et coutumes constitutionnelles, sera considérée comme une insurrection contre la formule libanaise », a-t-il conclu.
Le député Hezbollah Ali Mokdad a indiqué pour sa part que l’assassinat du député Antoine Ghanem a visé simultanément trois objectifs, à savoir « l’obstruction à l’élection présidentielle, la discorde interne et, enfin, l’exploitation » de la tragédie « pour adresser des accusations à la Syrie ».
Le député chiite a en outre insisté sur le fait que l’opposition restera attachée à l’entente, malgré les menaces et les tentatives de déstabilisation sécuritaires.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le ministre démissionnaire de l’Énergie et de l’Eau, Mohammad Fneich, a affirmé hier à l’AFP que les députés de son parti n’assisteraient pas à la séance du Parlement mardi pour élire le président de la République s’il n’y avait pas un accord préalable sur un nom.
Le député Abdel Majid Saleh, proche du président du Parlement Nabih Berry, a pour sa part indiqué que la séance parlementaire serait consacrée aux consultations, suggérant qu’il n’y aurait pas de vote.
« La séance de mardi sera consacrée aux consultations (entre différentes parties) pour la relance de l’initiative de M. Berry qui est le seul moyen possible pour doter le pays d’un président », a dit M. Saleh, cité par l’Agence nationale d’information.
« S’il n’y a pas d’entente au préalable sur le nom du président,...