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Actualités - Chronologie

Les milieux politiques dénoncent les tentatives de déstabilisation

Au lendemain de l’explosion à la voiture piégée qui a visé le véhicule du député Antoine Ghanem et qui lui a coûté la vie, les réactions des différents pôles et partis politiques se sont succédé hier. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a pointé un doigt accusateur vers la Syrie, mettant en relief, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision BBC, que les forces du 14 Mars continueront à se battre pour la liberté et l’indépendance du pays. « Le régime en Syrie ne se repose pas et refuse de laisser le Liban en paix », a aussi indiqué M. Fatfat. Puis, dans un entretien accordé au quotidien italien La Repubblica, le ministre a une nouvelle fois assuré que la majorité n’arrêtera pas sa lutte pour la liberté, « même si, durant les deux dernières années, nous avons perdu 6 députés de la majorité » parlementaire. Le député de Zghorta, Samir Frangié, a fait part de son inquiétude quant à une recrudescence des attentats, et ce jusqu’à la date fatidique du 14 novembre. M. Frangié a relevé que « l’escalade était prévisible de la part du régime syrien », ajoutant que « ce crime ne passera pas sans une réaction qui soit à la mesure de l’évènement ». Le député Fouad Saad a quant à lui estimé que « rien n’empêche la tenue d’élections partielles une semaine avant la tenue de l’élection présidentielle ». Élias Atallah, député et membre de la Gauche démocratique, a indiqué que le crime qui a coûté la vie à Antoine Ghanem visait à « mettre des bâtons dans les roues de l’initiative du président de la Chambre, Nabih Berry », alors que le député Akram Chehayeb, membre de la Rencontre démocratique, a condamné le crime et a insisté sur l’importance de la tenue de l’élection présidentielle, tout en espérant que « le nombre de députés martyrs n’ira pas crescendo ». Il a néanmoins affirmé que le combat continuera, même si « nous perdons la majorité au Parlement ». Le candidat à la présidentielle Robert Ghanem a de son côté indiqué qu’il ne suffisait plus de « condamner ces horribles crimes », et que de tels actes indiquaient qu’il existe « des forces qui ne veulent pas du bien au Liban et qu’elles sont toujours capables de paralyser toutes les tentatives » d’entente. Le député et membre de la Rencontre démocratique Waël Bou Faour a d’emblée fait assumer la responsabilité du crime « au régime syrien » et n’a pas manqué de rappeler que le député assassiné Antoine Ghanem avait été parmi les premiers artisans de la réconciliation dans la Montagne. Les membres du Courant patriotique libre (CPL) Sélim Salhab, Farid el-Khazen et Nabil Nicolas ont aussi condamné l’attentat qui a coûté la vie à Antoine Ghanem, et M. Khazen a relevé que cet acte « ne fera que nous renforcer dans notre volonté de protéger le pays », avant d’ajouter qu’il ne pensait pas que « l’échéance présidentielle est menacée ». Le député Neemtallah Abi Nasr, actuellement en déplacement à l’étranger, a également publié un communiqué dans lequel il a fermement condamné l’attentat. Dans un communiqué, le député de Batroun et candidat à la présidentielle Boutros Harb a annulé le meeting électoral programmé pour demain dimanche à Tannourine et a appelé ses sympathisants à prier pour les âmes de ceux qui ont péri dans l’attentat. Le parti arménien Tachnag a uni sa voix aux condamnations en chaîne qui ont émané hier de toutes les forces politiques libanaises. Le député de Zahlé, Élie Skaff, a quant à lui souligné dans un communiqué qu’il avait « perdu un ami personnel et un collègue » qui lui est cher. Le député Nicolas Fattouche a relevé de son côté que « la Chambre des députés s’est transformée en pompes funèbres » et s’est demandé « à qui profitait le crime » et « pourquoi tout cela est en train de se produire ». Le ministre de la Justice et candidat non déclaré à la présidentielle, Charles Rizk, a soutenu qu’il ne trouvait pas d’explications à ce crime en dehors de « l’effondrement des valeurs morales et humaines », relevant qu’ « aucune visée politique » ne pouvait justifier un tel acte. Le Bloc tripolitain s’est également soulevé contre « la poursuite de la série criminelle tendant à battre en brèche l’unité des Libanais ». L’Union pour le Liban (UPL), présidée par M. Massoud Achkar, s’est de son côté demandée quand les autorités pourront-elles parvenir à démasquer les auteurs de ces crimes, et a vivement condamné l’attentat. Le Mouvement de l’option libanaise a également condamné fermement l’attentat qui, selon le mouvement, visait à « empêcher le déroulement de l’élection présidentielle et à saper la stabilité » tout en barrant la route à une solution réelle à la crise. Le mouvement a aussi demandé au camp du 8 Mars de faire preuve d’un « sursaut de conscience » en permettant à tous les députés de l’opposition de se rendre à l’hémicycle le 25 septembre afin d’élire le prochain président de la République. Le Courant chiite libre (CCL) a également condamné, par le biais de son président, Mohammad Hajj Hassan, le crime. Kabalan, Kabbani et Amal Le bureau politique du parti Marada a tenu hier une réunion à l’issue de laquelle il a condamné « l’odieux crime qui a coûté la vie au député Antoine Ghanem et à ses compagnons ». Le mouvement Amal a publié un communiqué dans lequel il a présenté ses condoléances au chef du parti Kataëb, Amine Gemayel, ainsi qu’aux proches du député assassiné, soulignant que « la réponse véritable était dans la poursuite des efforts en vue d’une solution à la crise ». Le député et membre du mouvement Amal Ali Hassan Khalil a de son côté indiqué que le décès d’Antoine Ghanem avait « touché le Liban au cœur », et qu’il fallait répondre en permettant à l’échéance présidentielle d’avoir lieu en temps voulu. Le mufti de la République, Mohammad Rachid Kabbani, a estimé que ce crime odieux tendait à « semer la terreur et le chaos au Liban », et à « embarrasser le gouvernement qui œuvre d’arrache-pied afin de stabiliser » la situation dans le pays. Il a appelé « tous les Libanais » à se montrer sages dans les circonstances délicates actuelles. Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Abdel Amir Kabalan, a lui aussi vivement condamné l’attentat, soulignant que la réponse à cet acte doit passer par « l’unanimité des Libanais » sur la nécessité de résoudre la crise actuelle.
Au lendemain de l’explosion à la voiture piégée qui a visé le véhicule du député Antoine Ghanem et qui lui a coûté la vie, les réactions des différents pôles et partis politiques se sont succédé hier.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a pointé un doigt accusateur vers la Syrie, mettant en relief, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision BBC, que les forces du 14 Mars continueront à se battre pour la liberté et l’indépendance du pays. « Le régime en Syrie ne se repose pas et refuse de laisser le Liban en paix », a aussi indiqué M. Fatfat. Puis, dans un entretien accordé au quotidien italien La Repubblica, le ministre a une nouvelle fois assuré que la majorité n’arrêtera pas sa lutte pour la liberté, « même si, durant les deux dernières années, nous avons perdu...