Rechercher
Rechercher

Actualités

Maroc Le nouveau Premier ministre entame ses consultations

Le chef du parti conservateur marocain Istiqlal, Abbas el-Fassi, nommé Premier ministre par le roi Mohammad VI, a entamé hier ses contacts avec les partis politiques, dont ses alliés de la majorité sortante, pour former un gouvernement de coalition. Abbas el-Fassi, 67 ans, a d’abord réuni hier matin le bureau exécutif de son parti qui, avec 52 sièges (sur un total de 325), a remporté les législatives du 7 septembre. Il s’agissait pour M. el-Fassi d’informer ses collègues de la direction « des orientations » du roi Mohammad VI, qui a souhaité que le prochain gouvernement s’occupe davantage du secteur social. Le secrétaire général du parti Istiqlal (parti de l’Indépendance, PI), créé en 1944, a ensuite élargi ses contacts en cours de journée à ses alliés de la majorité sortante : l’Union socialiste des forces populaires (USFP), puis le Mouvement populaire (MP) et le Rassemblement national des indépendants (RNI), deux partis du centre droit. M. el-Fassi recevra aujourd’hui les dirigeants de l’Union constitutionnelle (UC, droite) ainsi que ceux du Parti du progrès et du socialisme (PPS). L’USFP a été le plus grand perdant des législatives, arrivé en cinquième position, alors qu’il était premier en 2002. Une reconduction de la majorité sortante au pouvoir est « fort probable », a déclaré à l’AFP un responsable de l’Istiqlal. « Les électeurs ont une autre fois fait confiance à la majorité, par conséquent il est logique qu’elle reprenne les rênes du pouvoir », a dit à l’AFP Mohammad Zidouh, membre du comité central de ce parti. Pour le politologue Mohammad Darif, la nomination de Abbas el-Fassi au poste de Premier ministre « répond à une logique démocratique (...), le parti qui arrive en tête des élections doit diriger le gouvernement ». « Mohammad VI a été clair en le nommant », a-t-il ajouté. Le numéro un de l’Istiqlal devrait former un « gouvernement cohérent avec des alliances réduites, des portefeuilles réduits et des affinités politiques communes aux alliés », a poursuivi le politologue en n’excluant pas de voir les socialistes de l’USFP dans l’opposition. « L’USFP peut basculer dans l’opposition, car le PI peut gouverner sans cette formation en s’alliant à trois autres partis de même sensibilité de droite comme le PJD islamiste, le RNI et le MP », a-t-il estimé. Un responsable islamiste, contacté hier par l’AFP, n’a pas exclu l’éventualité d’une participation du PJD au gouvernement. « Nous n’avons pas de différend avec l’Istiqlal (nationaliste), notre participation est envisageable, cela donnerait au contraire un gouvernement cohérent », a dit Abdelillah Benkirane, membre du secrétariat général et député du PJD. « Si l’Union socialiste des forces populaires refuse de s’associer au futur gouvernement, il aura le temps pour mettre un peu d’ordre dans sa maison », a estimé M. Benkirane, faisant allusion à un passage éventuel de l’USFP à l’opposition. Mais, l’hypothèse de reconduire la majorité sortante constitue la piste la plus probable, estiment des analystes. Le centre droit, avec le parti nationaliste Istiqlal et le Mouvement populaire (MP), « aura la part du lion » dans le prochain gouvernement marocain, a estimé hier Le Matin, quotidien proche du palais royal.
Le chef du parti conservateur marocain Istiqlal, Abbas el-Fassi, nommé Premier ministre par le roi Mohammad VI, a entamé hier ses contacts avec les partis politiques, dont ses alliés de la majorité sortante, pour former un gouvernement de coalition. Abbas el-Fassi, 67 ans, a d’abord réuni hier matin le bureau exécutif de son parti qui, avec 52 sièges (sur un total de 325), a remporté les législatives du 7 septembre. Il s’agissait pour M. el-Fassi d’informer ses collègues de la direction « des orientations » du roi Mohammad VI, qui a souhaité que le prochain gouvernement s’occupe davantage du secteur social. Le secrétaire général du parti Istiqlal (parti de l’Indépendance, PI), créé en 1944, a ensuite élargi ses contacts en cours de journée à ses alliés de la majorité sortante : l’Union socialiste des...