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Actualités - Analyse

Marché de l’immobilier Les contrastes du marché locatif

Alors que le marché immobilier se trouve dans une période d’attente à l’approche de l’échéance présidentielle de cet automne, le secteur locatif se cherche un second souffle. Actuellement, la demande à Beyrouth est très faible et les produits où le rapport qualité-prix est correct sont rares. Les nombreuses agences immobilières qui se livrent une bataille farouche sur ce créneau ont des difficultés à trouver des appartements décents avec des loyers cohérents et justifiés. Dans la majorité des cas, les demandes proviennent d’expatriés occidentaux (enseignants, personnels d’ambassades, cadres de sociétés internationales) et de diplomates. À ce jour, les budgets les plus fréquents varient de 15 000 à 25 000 dollars par an, soit des loyers mensuels de 1 250 à 2 100 dollars. Face à l’augmentation des prix des appartements neufs depuis 2005, les produits dans ces fourchettes tarifaires ne se trouvent pas facilement. Par contre, les logements de 30 000 à 35 000 dollars sont nombreux, mais la demande reste très limitée. Le constat est plus alarmant pour les produits très haut de gamme (appartements de grande taille, vue sur la mer, maisons anciennes parfaitement restaurées, emplacement en vogue) qui sont tellement spécifiques qu’ils concernent une minorité de la demande actuelle. En règle générale, nous estimons que les loyers doivent représenter 6 % de la valeur de l’appartement. Actuellement, les loyers sont relativement stables faute d’une demande soutenue. Il est cependant regrettable que certains faussent le marché en gonflant les prix devant les clients étrangers. Ainsi, il est de plus en plus difficile de satisfaire les demandes devant l’état de délabrement et la surévaluation de certains appartements. Beaucoup de propriétaires prennent encore les clients pour des « pigeons ». Certains logements dans d’anciens immeubles sont proposés à des loyers aberrants et dans des conditions grotesques. Il est impensable qu’un propriétaire puisse louer son bien à des étrangers et à des locaux sans un minimum de rénovation (nouvelle cuisine, changement des sanitaires, air conditionné, peinture, systèmes électriques, etc.). Dans le cas d’appartements meublés, il est inutile de laisser des meubles dégradés et d’une autre époque. Autant les retirer ! La clientèle à la recherche de ce type de logements est exigeante et désire des produits modernes et récents. Heureusement, il existe des propriétaires lucides qui n’hésitent pas à investir dans une totale réhabilitation de leur appartement afin de se donner tous les atouts pour séduire d’éventuels clients. Généralement, ils n’ont aucune difficulté à le faire si leur loyer est adéquat. Faute de cohérence, le marché compte de nombreux appartements non loués depuis plusieurs mois. Leurs propriétaires ont beau relancer régulièrement les agences immobilières pour trouver un client, nous ne pouvons faire des miracles si le produit est hors normes. Pour avoir la chance de capter la faible demande actuelle, les solutions sont simples : primo, le propriétaire doit accepter de se conformer au marché en proposant des appartements propres et fonctionnels ; deusio, il doit revoir totalement ses espérances financières en réajustant son loyer de manière appropriée. En coopération avec RAMCO 01/349910 mail@ramcolb.com
Alors que le marché immobilier se trouve dans une période d’attente à l’approche de l’échéance présidentielle de cet automne, le secteur locatif se cherche un second souffle. Actuellement, la demande à Beyrouth est très faible et les produits où le rapport qualité-prix est correct sont rares.
Les nombreuses agences immobilières qui se livrent une bataille farouche sur ce créneau ont des difficultés à trouver des appartements décents avec des loyers cohérents et justifiés.
Dans la majorité des cas, les demandes proviennent d’expatriés occidentaux (enseignants, personnels d’ambassades, cadres de sociétés internationales) et de diplomates. À ce jour, les budgets les plus fréquents varient de 15 000 à 25 000 dollars par an, soit des loyers mensuels de 1 250 à 2 100 dollars. Face à l’augmentation des...