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Le Caire et Téhéran vont engager un dialogue au niveau ministériel

L’Égypte et l’Iran vont engager un dialogue au niveau ministériel en vue d’une éventuelle reprise de leurs relations diplomatiques, rompues officiellement depuis 1980, a-t-on annoncé hier de source officielle égyptienne. « Il a été convenu de poursuivre le dialogue entre les deux parties, surtout en ce qui concerne les relations bilatérales, au niveau des hauts responsables puis des ministres des Affaires étrangères », a déclaré dans un communiqué Hossam Zaki, le porte-parole officiel du ministère égyptien, évoquant implicitement une éventuelle reprise des relations diplomatiques. M. Zaki s’exprimait après des entretiens du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avec des responsables du ministère. « Les Iraniens veulent parler, avoir des contacts, et l’Égypte ne ferme pas la porte. L’Égypte est ouverte à un dialogue », a-t-il ensuite affirmé à l’AFP. Pour Imad Gad, chercheur au centre al-Ahram des études politiques et stratégiques, l’annonce est d’abord « un message à l’intention des États-Unis », l’Égypte souhaitant montrer qu’elle peut se démarquer de la politique de son allié américain dans la région. Bien que « l’annonce en elle-même soit une avancée », il est peu probable que Le Caire et Téhéran renouent tout de suite les fils du dialogue à un haut niveau, estime le chercheur. « L’Égypte ne peut pas avoir de vraies relations diplomatiques avec l’Iran tant que Mahmoud Ahmadinejad sera au pouvoir, en raison de ses déclarations incendiaires », poursuit-il. Les relations entre l’Iran et l’Égypte sont mouvementées depuis que Téhéran a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la reconnaissance d’Israël par l’Égypte un an auparavant. Téhéran n’a pas non plus pardonné au Caire d’avoir accordé l’asile au shah Mohammad Reza Pahlavi, renversé par la révolution iranienne, et d’avoir aidé l’Irak lors de la guerre de 1980-1988. L’Égypte s’inquiète en outre de l’influence de l’Iran dans la région, surtout en Irak, au Liban et dans les territoires palestiniens.
L’Égypte et l’Iran vont engager un dialogue au niveau ministériel en vue d’une éventuelle reprise de leurs relations diplomatiques, rompues officiellement depuis 1980, a-t-on annoncé hier de source officielle égyptienne. « Il a été convenu de poursuivre le dialogue entre les deux parties, surtout en ce qui concerne les relations bilatérales, au niveau des hauts responsables puis des ministres des Affaires étrangères », a déclaré dans un communiqué Hossam Zaki, le porte-parole officiel du ministère égyptien, évoquant implicitement une éventuelle reprise des relations diplomatiques. M. Zaki s’exprimait après des entretiens du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avec des responsables du ministère. « Les Iraniens veulent parler, avoir des contacts, et l’Égypte ne ferme pas la...