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Actualités - Chronologie

Les Irakiens mis en demeure de se réconcilier par un influent sénateur US

Un candidat démocrate à la présidence américaine, Joseph Biden, a encouragé hier les Irakiens à prendre leur destin en main, mais averti qu’en cas de mauvaise volonté de leur part, les États-Unis se désengageraient. Parlant à Ramadi (ouest de Bagdad) à l’occasion d’une conférence sur le développement économique d’une des provinces les plus touchées par la violence en Irak, al-Anbar, l’influent sénateur du Delaware a lancé aux participants : « Le futur de l’Irak est entre vos mains. » Mais il a déclaré que si les Irakiens ne savaient pas saisir cette occasion, « nous pouvons vous dire “au revoir” ». M. Biden, l’une des voix les plus écoutées dans la capitale fédérale américaine dans le domaine des affaires étrangères, était accompagné de l’ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, et du commandant adjoint américain, le général Ray Odierno. Des membres du gouvernement irakien et des représentants des tribus locales étaient également présents. La conférence de Ramadi, baptisée le « Forum d’al-Anbar », doit promouvoir le développement économique de cette région, où l’insurrection antiaméricaine a été très active dès l’invasion de mars 2003. Depuis plusieurs mois, le commandement américain y a mis en action une stratégie d’alliance avec des tribus locales et des groupes rebelles sunnites pour combattre les extrémistes des cellules affiliées à el-Qaëda. Quelque 3 000 soldats américains ont été déployés pour assurer la protection de cette rencontre, qui succède à une visite-surprise du président George W. Bush, le 3 septembre, sur une base américaine dans la même zone. M. Bush avait salué les efforts de pacification de la province d’al-Anbar comme un « succès » et expliqué qu’il voulait en faire un modèle à suivre pour le reste de l’Irak. « Ce que vous faites est très important », a souligné M. Biden, qui doit retourner à Washington alors que le Congrès va entendre une série de rapports sur la situation en Irak, avant de voter un nouveau financement de la guerre. « Vous avez pris la décision courageuse à al-Anbar de combattre les forces de la destruction et de la terreur », a poursuivi le sénateur, qui avait soutenu M. Bush dans son hostilité à Saddam Hussein, mais l’avait exhorté à épuiser toutes les pressions diplomatiques avant de se lancer dans une guerre. « L’unité de l’Irak est un problème irakien », a-t-il encore assuré, alors que les tensions interconfessionnelles sont exacerbées en Irak, où les chiites sont majoritaires, et les sunnites se sentent exclus des décisions politiques. M. Biden a souligné combien il était essentiel que le gouvernement de Bagdad, dominé par les chiites, et souvent accusé de parti-pris sectaire, apporte son soutien aux régions, comme al-Anbar, un bastion sunnite. Le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh, a souligné que le pays traversait une période difficile et que la réalité sur le terrain devait être mieux comprise des politiciens de Washington. « Les Irakiens eux-wmêmes n’ont pas confiance dans le gouvernement parce qu’il ne peut fournir les services publics essentiels, mais il n’y a pas de formule magique. Le gouvernement fait de son mieux », a-t-il assuré, en réponse au sénateur Biden.
Un candidat démocrate à la présidence américaine, Joseph Biden, a encouragé hier les Irakiens à prendre leur destin en main, mais averti qu’en cas de mauvaise volonté de leur part, les États-Unis se désengageraient.
Parlant à Ramadi (ouest de Bagdad) à l’occasion d’une conférence sur le développement économique d’une des provinces les plus touchées par la violence en Irak, al-Anbar, l’influent sénateur du Delaware a lancé aux participants : « Le futur de l’Irak est entre vos mains. » Mais il a déclaré que si les Irakiens ne savaient pas saisir cette occasion, « nous pouvons vous dire “au revoir” ». M. Biden, l’une des voix les plus écoutées dans la capitale fédérale américaine dans le domaine des affaires étrangères, était accompagné de l’ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Ryan...