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ÉGYPTE Plus d’un demi-millier de cas de torture répertoriés en15 ans

L’Organisation égyptienne des droits de l’homme (OEDH) a affirmé hier avoir répertorié 567 cas de torture, dont 167 suivis par la mort, dans des postes de police en Égypte depuis 1993. Cette ONG, une des plus connues d’Égypte, affirme dans un communiqué reçu par l’AFP être arrivée à un tel décompte au terme d’un rapport sur le « phénomène de la torture en Égypte » rendu public hier. « Ceci ne représente qu’un échantillon par rapport aux centaines d’autres cas qu’il nous était impossible de répertorier », assure l’OEDH qui précise s’être basée sur des témoignages et des plaintes de citoyens affirmant avoir été victimes de torture, ainsi que sur les enquêtes du parquet général et les rapports de médecins légistes et généralistes. Selon l’ONG, 26 cas de torture, dont 3 se sont soldés par la mort des victimes, ont déjà été recensés depuis le début de 2007. L’affaire la plus récente remonte au mois de juillet, selon l’OEDH, avec le cas, relaté par la presse, de Nasr Ahmad al-Saïdi, un homme présumé battu à mort dans le poste de police de Telbanah, près de Mansoura, dans le Delta. « Ce cas montre que la pratique de la torture est répandue en Égypte et témoigne de l’incapacité de la loi à la stopper ni à punir les tortionnaires », indique ce communiqué. « La torture est une chose commune dans les centres de détention égyptiens », a affirmé en début d’année la directrice du département du Proche-Orient auprès de HRW, Sarah Lea Whitson. Selon elle, le gouvernement égyptien doit changer « la culture qui fait de la torture une routine dans les prisons égyptiennes ».

L’Organisation égyptienne des droits de l’homme (OEDH) a affirmé hier avoir répertorié 567 cas de torture, dont 167 suivis par la mort, dans des postes de police en Égypte depuis 1993. Cette ONG, une des plus connues d’Égypte, affirme dans un communiqué reçu par l’AFP être arrivée à un tel décompte au terme d’un rapport sur le « phénomène de la torture en Égypte » rendu public hier. « Ceci ne représente qu’un échantillon par rapport aux centaines d’autres cas qu’il nous était impossible de répertorier », assure l’OEDH qui précise s’être basée sur des témoignages et des plaintes de citoyens affirmant avoir été victimes de torture, ainsi que sur les enquêtes du parquet général et les rapports de médecins légistes et généralistes. Selon l’ONG, 26 cas de torture, dont 3 se sont...