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Achraf Rifi reçoit la plus haute distinction de la République française

C’est en présence de plusieurs hauts officiers des Forces de sécurité intérieure que le directeur des FSI, Achraf Rifi, a été décoré par l’ambassadeur de France au Liban, Bernard Émié. Lors d’une cérémonie officielle, le diplomate français, qui vient de terminer son mandat au Liban, a remis au général Rifi les insignes d’officier de la Légion d’honneur, « la plus haute distinction de la République française », comme l’a souligné M. Émié. Prenant la parole devant les invités, l’ambassadeur a tenu à préciser que « cette prestigieuse distinction vient récompenser une carrière éminente au service du Liban, au service des Forces de sécurité intérieure, mais aussi une personnalité d’exception qui a contribué, par son action, au renforcement de ces relations si fortes, si spéciales, si fraternelles, entre la France et le Liban ». Évoquant la carrière impressionnante accomplie par le général Rifi au sein des Forces de sécurité intérieure, le diplomate a retracé à grands traits les étapes d’une carrière qu’il a qualifiée « d’éminente ». Évoquant la famille du général Rifi qu’il a saluée au passage, M. Émié a affirmé : « Ils peuvent en effet légitimement être fiers de la carrière et des responsabilités actuelles de leur époux et père », a-t-il dit. Et de poursuivre : « Vous avez été, mon général, nommé à ce poste exceptionnel au lendemain de ce printemps de Beyrouth qui a vu votre pays libéré de l’occupation étrangère et affranchi d’une tutelle pesante. Vous avez reçu la charge de développer et de transformer une institution prestigieuse, originale et puissante. » Le diplomate a énuméré les qualités d’une institution qui, selon lui, continue de faire ses preuves. « Prestigieuse car, créées en 1861, les Forces de sécurité intérieure constituent l’une des plus anciennes institutions du Liban et des pays du Moyen-Orient. Originale, car l’harmonie y est parfaite entre la gendarmerie et la police, ces deux piliers majeurs de la sécurité intérieure, intégrés aux FSI depuis 1959. Puissante : puisque vous commandez aujourd’hui, mon général, 23 500 personnes (contre 13 000 il n’y a que deux ans) », a-t-il affirmé. M. Émié a en outre égrené les multiples réalisations du général Rifi, depuis qu’il est arrivé à la tête des FSI, et les objectifs ambitieux qu’il s’est assignés, notamment au niveau de la lutte contre le terrorisme. « Sur ce plan, les progrès sont incontestables. Le succès de l’enquête sur le double attentat perpétré contre les minibus de Bickfaya (13 février 2007) et ses répercussions sur le combat engagé contre Fateh el-Islam constituent l’élément le plus patent de cet engagement, aux côtés des services de l’armée libanaise avec lesquels la qualité de la communication est indéniable, la lutte contre la corruption, le rapprochement de la police et la gendarmerie des citoyens, tout en faisant respecter les droits de l’homme. » « Sur le plan organisationnel, vous avez engagé un combat personnel contre les excès de la bureaucratie et vous ne manquez pas une occasion de sanctionner l’inertie administrative. Mais il y a bien d’autres aspects de votre action, mon général, qui soulignent votre force de caractère et vos très grandes qualités de commandement. Il y a d’abord le dévouement et le courage : accepter la charge de directeur général des FSI dans le contexte libanais actuel c’est accepter la mise entre parenthèses de sa vie privée pour participer à la protection et au renouveau du Liban. C’est aussi accepter des risques pour soi et pour son entourage. Nous admirons votre courage. Mais le courage et l’abnégation ne masquent pas la sensibilité, l’humanité dont vous faites preuve », a encore relevé le diplomate. Et d’ajouter : « La communication est donc pour vous une exigence et c’est bien dans cet esprit que vous réunissez, une fois par mois, quelles que soient les circonstances du moment, les officiers de liaison étrangers en poste au Liban pour leur faire un exposé sur la situation dans le domaine de la sécurité intérieure du pays, sur les enjeux du moment en matière de lutte contre le terrorisme et sur les résultats globaux enregistrés par vos services ; au cours de cette réunion mensuelle, vous ne contournez aucune question et ne masquez aucune réalité. Sur le plan interne, la communication avec les autres organismes chargés, notamment, de la lutte antiterroriste est maintenue à un bon niveau par l’entremise d’officiers de haut rang, comme vous, mon général, qui, par ailleurs, veillez personnellement à préserver l’excellence des rapports entre la police et les services judiciaires dans ce pays. On n’est donc pas étonné de vous voir, mon général, siéger à la tête de nombreuses commissions dont le Comité des frontières, compte tenu du caractère interministériel de ce sujet. » Et l’ambassadeur de saluer également, « l’esprit d’ouverture » qui rime avec le modernisme. « Si les FSI se sont engagées dans la voie de la modernisation, tant institutionnelle que sur le plan des pratiques et des équipements, c’est bien sous votre impulsion, cher général Rifi, dans ce contexte passionnant que constitue le processus de démilitarisation de la sécurité intérieure ; c’est dans ce souci constant que vous écoutez et prenez en considération les propositions de vos directeurs, celles des services étrangers, celles de la délégation de la Commission européenne ou celles des Nations unies. Vous avez une conscience aiguë et constructive de l’impact de la coopération technique sur l’avenir des FSI qui ont recruté la bagatelle de 10 800 cadets en deux ans et qui sont en train de déterminer leur stratégie de formation pour permettre la montée en puissance d’une institution de plus en plus respectée par la population. » « Ces qualités essentielles, que je viens, général, d’évoquer, vous les avez à tout moment démontrées à l’égard de nos intérêts. La France vous doit beaucoup », a conclu l’ambassadeur. À son tour, le général Rifi a rendu hommage à la France, en remerciant l’ambassadeur pour son appui et celui de son pays à l’institution des FSI. « Nous avons déjà parcouru un long chemin dans notre parcours sécuritaire. Nous avons cependant beaucoup de travail encore devant nous et un sentier jalonné de difficultés. Cela ne nous empêchera pas pour autant de poursuivre notre mission », a-t-il conclu.

C’est en présence de plusieurs hauts officiers des Forces de sécurité intérieure que le directeur des FSI, Achraf Rifi, a été décoré par l’ambassadeur de France au Liban, Bernard Émié. Lors d’une cérémonie officielle, le diplomate français, qui vient de terminer son mandat au Liban, a remis au général Rifi les insignes d’officier de la Légion d’honneur, « la plus haute distinction de la République française », comme l’a souligné M. Émié. Prenant la parole devant les invités, l’ambassadeur a tenu à préciser que « cette prestigieuse distinction vient récompenser une carrière éminente au service du Liban, au service des Forces de sécurité intérieure, mais aussi une personnalité d’exception qui a contribué, par son action, au renforcement de ces relations si fortes, si spéciales, si...