Affaire Clearstream
Villepin entendu aujourd’hui et sans doute inculpé
le 27 juillet 2007 à 00h00
L’ex-Premier ministre français Dominique de Villepin, mis en cause dans l’affaire Clearstream qui a notamment visé Nicolas Sarkozy, doit être entendu ce matin par deux juges qui devraient l’inculper de « complicité de dénonciation calomnieuse ».
Longtemps homme de l’ombre de l’ex-président Jacques Chirac avant de devenir chef de la diplomatie, ministre de l’Intérieur puis Premier ministre en 2005, M. de Villepin avait déjà été entendu pendant 17 heures par les mêmes juges en décembre. Il semblait alors avoir été mis hors de cause. Mais la découverte fin juin de notes informatiques du général Philippe Rondot, un haut responsable du renseignement au cœur de l’affaire, a relancé de manière spectaculaire ce dossier aux allures d’affaire d’État. Des perquisitions avaient alors été menées au domicile et dans des bureaux de M. de Villepin par les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons, qui avaient convoqué dans la foulée l’ex-Premier ministre pour le 27 juillet.
Selon les dernières notes découvertes, M. de Villepin serait à l’origine de l’idée d’envoyer à la justice des listings de personnalités censées avoir touché des pots-de-vin, via la société de compensation luxembourgeoise Clearstream, à l’occasion de la vente de frégate françaises à Taïwan. Le nom de Nicolas Sarkozy, devenu président français en mai, figurait sur ces listings qui se sont avérés trafiqués. On ignore à ce stade si M. de Villepin était alors au courant qu’il s’agissait de faux, l’autre inconnue principale étant de savoir qui a introduit le nom de M. Sarkozy. Celui-ci estime avoir été victime d’une cabale destinée à torpiller sa carrière et n’a pas caché ses soupçons à l’égard de M. de Villepin, son rival à droite longtemps présenté comme le dauphin de Jacques Chirac.
M. de Villepin a également été mis en cause devant les juges par Jean-Louis Gergorin, ex-vice-président du groupe EADS, qui a reconnu être l’expéditeur des courriers de dénonciation anonymes. M. de Villepin a de son côté toujours nié le moindre comportement illégal.
L’affaire Clearstream, relancée début 2006 peu après que M. Sarkozy se fut constitué partie civile, avait fait trembler les plus hauts sommets de l’État en France avant la campagne présidentielle. M. Chirac, dont le nom apparaît également dans les notes du général Rondot, a fait savoir le 22 juin qu’il ne témoignerait pas devant la justice « sur des faits accomplis ou connus durant son mandat » (1995-2007), au nom de son immunité présidentielle.
L’ex-Premier ministre français Dominique de Villepin, mis en cause dans l’affaire Clearstream qui a notamment visé Nicolas Sarkozy, doit être entendu ce matin par deux juges qui devraient l’inculper de « complicité de dénonciation calomnieuse ».
Longtemps homme de l’ombre de l’ex-président Jacques Chirac avant de devenir chef de la diplomatie, ministre de l’Intérieur puis Premier ministre en 2005, M. de Villepin avait déjà été entendu pendant 17 heures par les mêmes juges en décembre. Il semblait alors avoir été mis hors de cause. Mais la découverte fin juin de notes informatiques du général Philippe Rondot, un haut responsable du renseignement au cœur de l’affaire, a relancé de manière spectaculaire ce dossier aux allures d’affaire d’État. Des perquisitions avaient alors été menées au...
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