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32 000 soldats immigrés naturalisés américains depuis 2003

Vêtus de leur uniforme de marines, de l’Air Force ou de l’armée terre, une Irakienne, un Mexicain et un Colombien font allégeance à la Constitution américaine, une petite bannière étoilée dans une main, un texte des pères fondateurs de la Nation américaine dans l’autre. Le directeur des services de l’immigration, Emilio Gonzalez, les reçoit mardi à Washington lors d’une cérémonie de naturalisation qui compte 25 nouveaux citoyens de 14 pays dont une majorité de soldats : « Vous faites désormais partie du club le plus exclusif du monde. Vous avez accepté de défendre les principes du plus grand pays du monde depuis 230 ans », leur dit ce responsable, lui-même américain par choix. Chaque année, les États-Unis naturalisent plus de 700 000 immigrés. Lorsqu’ils s’engagent dans l’armée, les immigrés en règle, munis d’une carte verte, ont le privilège, parce qu’ils servent « en temps de guerre », d’acquérir la nationalité plus vite s’ils en font la demande. Cette disposition accélérée est en vigueur pour tous ceux qui sont dans l’armée depuis les attentats du 11 septembre 2001. Depuis le début de la guerre en Irak en mars 2003, 32 500 soldats immigrés ont ainsi été naturalisés. « C’est le plus beau jour de ma vie », affirme Javier Tegada, 32 ans, un Colombien dans son uniforme blanc de marin. Arrivé aux États-Unis il y a seulement quatre ans, il a obtenu sa citoyenneté en six mois. D’ordinaire, il faut cinq ans de résidence pour demander la nationalité. Membre des marines, une Irakienne de 21 ans, Sona Babani, en Amérique depuis l’âge de 10 ans, « espère qu’un jour l’Irak ressemblera à l’Amérique pour le droit à la liberté et à la religion ». Avec une marque d’hésitation toutefois, elle se dit prête à être déployée en Irak « s’ils le veulent ». Bayando Andino, 20 ans, un marine du Nicaragua, a obtenu la nationalité en moins de quatre mois : « Ce que j’aime en Amérique, c’est que vous pouvez faire tout ce qu’il vous est possible. Personne ne peut vous arrêter », affirme-t-il. Gamanuel Jean, un Haïtien de 23 ans, n’avait « aucune idée » qu’on pouvait devenir américain facilement en entrant dans l’armée. Il s’est engagé dans les marines « pour mettre de l’ordre dans sa vie » et a choisi la citoyenneté parce qu’il veut devenir officier. Il faut être citoyen pour être officier pas pour être simple soldat. Toutefois, l’armée n’engage pas de sans-papiers même si le débat est sur la place alors que le recrutement s’essouffle pour fournir des troupes en Afghanistan et en Irak.
Vêtus de leur uniforme de marines, de l’Air Force ou de l’armée terre, une Irakienne, un Mexicain et un Colombien font allégeance à la Constitution américaine, une petite bannière étoilée dans une main, un texte des pères fondateurs de la Nation américaine dans l’autre.
Le directeur des services de l’immigration, Emilio Gonzalez, les reçoit mardi à Washington lors d’une cérémonie de naturalisation qui compte 25 nouveaux citoyens de 14 pays dont une majorité de soldats : « Vous faites désormais partie du club le plus exclusif du monde. Vous avez accepté de défendre les principes du plus grand pays du monde depuis 230 ans », leur dit ce responsable, lui-même américain par choix.
Chaque année, les États-Unis naturalisent plus de 700 000 immigrés. Lorsqu’ils s’engagent dans l’armée, les immigrés...