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Actualités - Chronologie

Les prix du brut poursuivent leur ascension à New York

Les prix du pétrole poursuivaient leur course ascendante hier sur le marché new-yorkais, soutenus par une hausse attendue de la demande et alors que de nouveaux investisseurs faisaient leur entrée sur le marché à l’approche des records historiques. Le prix du baril a ainsi atteint 75,05 dollars en début de séance, un plus haut depuis le 10 août 2006. « La dynamique du marché pousse à la hausse des cours », a souligné John Kilduff, analyste à la maison de courtage Man Financial. « Il y a de plus en plus d’investisseurs qui entrent sur le marché du pétrole. Nous en sommes à un stade où des prix à 80 dollars le baril deviennent une prophétie autoréalisatrice », a-t-il ajouté, soulignant que la spéculation était à des niveaux record. Selon les dernières données de l’autorité américaine de régulation des marchés des matières premières (CFTC), les positions des fonds spéculatifs ont nettement augmenté la semaine dernière sur le marché du pétrole brut. « En outre, avec le rebond de l’activité des raffineries, on assiste à une plus forte demande de brut et à un réalignement des prix du brut sur ceux de l’essence », a indiqué M. Kilduff. Les prix de l’essence à la pompe avaient atteint des records historiques dès la fin du mois de mai aux États-Unis, poussés par les craintes concernant l’approvisionnement en essence du marché américain. Au 6 juillet, les stocks d’essence américains restaient inférieurs de 3,8 % à leur niveau de l’an dernier. Les raffineries ont, elles, légèrement augmenté leur cadence lors de la semaine achevée le 6 juillet, fonctionnant à 90,2 % de leurs capacités, contre 90 % la semaine précédente. Les cours restent par ailleurs soutenus par les tensions au Nigeria – où les attaques amputent la production de brut –, par les risques potentiels liés à la saison des ouragans aux États-Unis, qui ne fait que démarrer, et par le contentieux sur le dossier nucléaire entre l’Iran et l’Occident. Enfin, la saison des ouragans, fait-elle aussi peser un risque sur la production. En ravageant les installations pétrolières du golfe du Mexique, l’ouragan Katrina avait fait bondir les cours au-dessus de 70 dollars le baril pour la 1re fois de leur histoire à l’été 2005. « Il suffirait d’un ouragan pour que les prix bondissent », a estimé l’analyste Michael Davies, de la maison de courtage Sucden.

Les prix du pétrole poursuivaient leur course ascendante hier sur le marché new-yorkais, soutenus par une hausse attendue de la demande et alors que de nouveaux investisseurs faisaient leur entrée sur le marché à l’approche des records historiques.
Le prix du baril a ainsi atteint 75,05 dollars en début de séance, un plus haut depuis le 10 août 2006.
« La dynamique du marché pousse à la hausse des cours », a souligné John Kilduff, analyste à la maison de courtage Man Financial.
« Il y a de plus en plus d’investisseurs qui entrent sur le marché du pétrole. Nous en sommes à un stade où des prix à 80 dollars le baril deviennent une prophétie autoréalisatrice », a-t-il ajouté, soulignant que la spéculation était à des niveaux record.
Selon les dernières données de l’autorité américaine de...