J’ai eu la chance de te connaître en pleine forme, de participer à plusieurs rencontres spirituelles très intenses. Tu as su nous apprendre que l’Évangile pouvait se lire avec des mots simples, des mots d’homme. J’ai pris conscience de ma situation de chrétienne d’Orient parce que tu nous as guidés sur le chemin du Christ en sillonnant le Sinaï, la Jordanie et le Liban sur les pas de Moïse. Tu nous disais depuis quelques années : « Pour dire la messe, il faut être prêtre et pour célébrer la parole de Dieu, il suffit d’être baptisé. »
Tu disais : « Les chemins de paix sont les chemins de l’impossible. Les chemins de paix vont jusqu’à ce que l’impossible devienne enfin possible. Ces chemins de paix sont des chemins de départ et non des chemins d’arrivée. L’impossible est une marche, ce n’est pas un résultat. Ce sont ceux qui font la guerre qui refusent les chemins de l’impossible. Les chemins de paix n’acceptent pas que pour se débarrasser de quelqu’un qui ne pense pas comme moi, il suffise que je déclare qu’il est mon ennemi, ce qui me donnerait tous les droits de l’éliminer. »
Et encore : « On ne ressort jamais vainqueur de la guerre. C’est toujours la guerre qui est vainqueur. » Jean, quand on te demandait : « Comment tu vas ? » tu répondais : « Je vais mon chemin. » Et ton chemin, tu l’as pris vers le Liban en mai 2006 et vers le Seigneur le 8 juillet, il y a un an, sur les terres du Liban, dans la ville de Jbeil pour laquelle tu avais écrit ton dernier spectacle. Et maintenant ? Tu as franchi le pas vers l’au-delà, tu es parti doucement, discrètement, comme tu as vécu. Toi, le poète de Dieu, toi le grand ami du Seigneur, toi l’ami de tous, Jean.
Ton corps repose encore au Liban en attendant ton rapatriement.
Merci, je n’ai que ce mot pour te dire ma reconnaissance, pour te dire que tu restes à jamais dans mon cœur et dans celui de tous ceux et celles qui ont eu la chance de te côtoyer.
Maya ANID
J’ai eu la chance de te connaître en pleine forme, de participer à plusieurs rencontres spirituelles très intenses. Tu as su nous apprendre que l’Évangile pouvait se lire avec des mots simples, des mots d’homme. J’ai pris conscience de ma situation de chrétienne d’Orient parce que tu nous as guidés sur le chemin du Christ en sillonnant le Sinaï, la Jordanie et le Liban sur les pas de Moïse. Tu nous disais depuis quelques années : « Pour dire la messe, il faut être prêtre et pour célébrer la parole de Dieu, il suffit d’être baptisé. »
Tu disais : « Les chemins de paix sont les chemins de l’impossible. Les chemins de paix vont jusqu’à ce que l’impossible devienne enfin possible. Ces chemins de paix sont des chemins de départ et non des chemins d’arrivée. L’impossible est une marche, ce n’est...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.